Après maintes réflexions entre deux pans de murs repeints, je vais soutenir les pires vacances de blablagirl dont le récit suit.
Je remercie tous les participants et leurs pires vacances, qu’elles soient à Ouazazate, Bucon, la Rochelle, Rome…
Je vous invite à voter pour les pires vacances de Blablagirl, ce qui pourrait lui permettre (à moi aussi), de passer de très bonnes vacances à Bali.
Les pires vacances de Bla Bla Girl:
Septembre 2003: Mon Homme et moi nous envolons pour les Etats-Unis rendre visite à ma meilleure amie que je n’ai pas vue depuis 12 mois, et.. petite surprise pour l’homme, je compte aussi l’emmener fêter notre première année de mariage dans une pseudo-église kitch de Las Vegas. Un second mariage à l’américaine avec un faux Elvis en guise de curé… yes je trouve ça fun et j’ai hâte de le surprendre.
C’est parti, on s’envole vers Los Angeles rejoindre mon amie Lucy et toute la clique, prêts à faire la maxi-fête pendant 2 semaines!
Concerts at the House Of Blues, BBQs sur Malibu, déjeuners à Santa Monica, shopping au Beverly Hills Mall, bronzing sur Venice Beach.. depuis le temps qu’on attend ce voyage, croyez-moi, on est remontés à bloc, les valises pleines de cadeaux pour nos amis, et secrètement je jubile à l’idée de surprendre mon homme avec ce petit trip bonus à Las Vegas.
Donc nous sommes dans l’avion pour un vol qui doit durer 12 heures. Il faut savoir que je suis plutôt une fille qui aime avoir les pieds sur terre. L’avion et le bateau, hum très peu pour moi. La seule chose qui puisse me consoler, c’est de savoir que je pars loin d’ici, très loin… et là j’apprécie… l’occaz’ de voir les films que je n’ai pas eu le temps de voir, de me reposer plus de 30 mn d’affilée, de papoter avec les autres passagers, etc…
Notre vol se passe très bien et je suis assidûment notre trajet sur mon petit écran.. Super, nous venons de traverser l’Atlantique….. on a déjà fait la moitié du trajet!
Mais tout à coup, je constate sur l’écran que l’avion rebrousse chemin…. bizarre, Los Angeles, c’est plutôt à l’ouest des US !!! Ben là, non, d’un coup nous voilà en train de nous diriger vers le sud, je réveille mon mari qui face à mon affolement me répond un “mmm mmmm je dors merdeuhhhh”… Oui mais voilà, ce cinéma dure 1 heure. Oui, 1 heure pendant laquelle je semble être la seule à m’apercevoir que notre avion est en train d’être détourné !!!! Et ok, je te passe les détails concernant la moiteur de mes mains, le battement fou de mon cœur, les bouffées de chaleur etc…
Finalement une annonce du poste de pilotage, et moi je balise… “Mesdames et messieurs…. une forte perturbation climatique est en train de contrarier notre voyage. Nous sommes en train de nous diriger vers le sud et allons contourner New York afin de poursuivre notre route”.
Ah ouf, ok.
Je revis.
Mais voilà qu’une deuxième annonce suit, tout juste 2 minutes après la première.
Cette fois, le pilote nous dit que l’avion subit une défaillance technique et que nous allons tenter de nous poser malgré les conditions climatiques extrêmes le plus vite possible à l’aéroport le plus proche de notre positionnement.
Comment ça “tenter”??
L’avion tangue comme j’ai rarement vu, les passagers semblent finalement s’affoler autant que moi, et comme on ne voit rien à travers les hublots tellement le ciel est noir de colère, nous devinons que nous venons de nous poser lorsque l’avion cogne terre et rebondit dans une violence qui en a fait vomir certains.
Moi je me dis surtout “OUFFF”… on à les pieds sur terre, et c’est tout ce qui m’importe.
Après une demi-heure dans l’avion à terre sans un mot de l’équipage, nous découvrons finalement que nous sommes à Philadelphie.
Je ne vais pas raconter en détail ici les 4 heures qui ont suivi, où enfermés dans la carlingue, nous crevions de chaud, n’avions pas la possibilité de boire ni de manger quelque chose, l’avion était plein à craquer, etc. On nous disait simplement de rester patients, une pièce devait être affrétée de Londres pour réparer la défaillance. Londres? Oui, Londres qui est à 6 heures de vol vous savez….
Impossible de descendre de l’avion car nous sommes en territoire saint, les douanes US refusent de nous voir débarquer à leurs guichets, donc on reste encore là pendant 2 heures, enfermés, fatigués, assoiffés, et énervés.
Voilà 12 heures que nous sommes dans cet avion quand enfin on nous informe que nous sommes fin prêts à redécoller. Weeeeee !!
On se dirige vers la piste de décollage, l’avion met les gaz.. et là…. plouc! On pile, on se cogne, on crie. L’avion s’arrête net et annonce du poste de pilotage qui nous dit que oups, il semblerait que la défaillance n’ait pas été si bien réparée que ça.
On retourne donc au parking d’avions pour une autre heure d’attente pendant que staff et petits hommes en bleu s’affairent autour de notre engin!
Et rebelote, on est prêts à décoller….. super je me dis…. on se dirige à nouveau vers la piste de décollage, l’avion met les gaz….. et là… plouc…. On pile (bis), on se cogne (bis), on crie (bis).
Même annonce que la précédente, décidément, c’est trop risqué de décoller, un de leurs indicateurs est au rouge et le pilote ne veut prendre aucun risque nous dit-on.
Re-parking, re-attente,-re-énervement et re-angoisse. En attendant, la tempête bat son plein, ça souffle et ça flotte.. quoi qu’il se passe, finalement je me dis que je préfère être à terre plutôt que dans les airs à ce moment M.
Comme les 2 fois précédentes, au bout d’une heure et demi encore coincés dans l’avion, nous repartons vers la piste et là bien sûr, tout le monde s’interroge.. allons-nous vraiment décoller? Et si nous décollons, allons-nous tenir dans les airs sans que cette fichue panne se manifeste à nouveau.. peut-être trop tard cette fois?
L’avion met les gaz… et là…. on décolle !!
Direction L.A. donc…. je te passe l’ambiance dans l’avion, stress général qui finalement a le mérite de faire dormir tout le monde sauf moi qui en profite pour cogiter et me dire que tout ce qui s’est passé jusque là sont peut-être des signes. Oui. Des signes qui me préviennent que ce séjour américain ne sera peut-être pas le meilleur…
Finalement arrivés à Los Angeles, manque de pot, on n’est pas les seuls et il faut encore poireauter 45mn dans l’avion pour pouvoir descendre car il y a trop de monde aux douanes.
Arrrggghhhhh si ce n’est que ça, ok.. on patiente, on touche si près du but!
On descend, et encore une attente de 1h30 debout dans la queue… mon mari passe la douane, hourra je vois déjà Lucy et notre comité d’accueil qui nous guette après tant de temps, ils sont comme des fous. Puis vient mon tour, et là, monsieur l’agent de la douane me regarde de travers… un peu énervé il me demande chez qui je vais? pourquoi? comment? Les questions habituelles pour qui rentre en territoire américain… sauf que lui se lève subitement, ferme son guichet, et me demande de le suivre.
Je m’exécute et me retrouve face à une armada d’hommes en uniforme qui me demandent de leur remettre tous mes objets personnels. On informe mon mari qu’il ne vaudrait mieux pas m’attendre, ça risque d’être long.
Il est alors 14h.
J’ai ensuite passé 6 heures d’interrogatoires fous, avec prise d’empreintes, fouille générale (oui, j’ai bien dis générale) garde à vue, intimidations….. becoz’ les services de l’immigration me recherchaient pour une sombre histoire de visa que je n’avais pas respecté en … 1997. Je leur dis qu’on est en 2002 et que depuis je suis venue maintes fois aux US sans qu’on m’ait jamais interpellée à ce sujet…. mais bon , plutôt que de les rassurer, ça a l’inconvénient de les énerver davantage, et mon mari qui poireaute depuis 6 heures avec nos amis devant les arrivées voyageurs, me voit subitement passer devant lui… en larmes… les mains menottées… encadrée par 4 colosses qui me surveillent comme si j’avais cambriolé la Maison-Blanche.
Et sans que j’ai le temps de dire “ouf”, je suis assise, toujours menottée, à bord d’un avion qui est sur le point de faire la liaison …. Los Angeles-Londres!
Bien sûr mes affaires ne m’ont pas été remises, mon mari qui m’a vu défiler devant lui n’a pas été informé de la situation, et mon passeport est confisqué entre les mains du commandant de bord.
Imagine la tête des autres passagers qui me regardent comme la dernière des killeuses… oui j’avoue, je n’en mène vraiment pas large.
Et me voilà repartie pour 12 heures d’avion, direction la casa avec en prime, interdiction de séjourner aux Etats-Unis pour les 10 prochaines années et une mention spéciale sur mon passeport qui stipule que je suis une “CRIMINAL TYPE XXX”…
Pour voter c’est ici
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This entry was posted on Lundi, juillet 2nd, 2007 at 12:28 am and is filed under Buzz, Histoire de blog. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












Séjourner d’accord mais esperont que l’avion pour Bali ne fasse pas escale aux us
Je sais y a peu de probabilités mais euhhh quand même faudrait pas qu’elle te pourisse une deuxieme fois tes vacances