Depuis notre installation, nous faisons salle de bain à part. J’ai hérité de la salle de douche à l’étage que l’on peut qualifier de monacale quand à la diversité de ses produits de beauté. Deux shampoings dont un antipelliculaire pour éviter l’effet boule à neige, un gel douche exotique, un déodorant bille, des crèmes hydratantes de récupération (celles qui ne conviennent pas à la peau de ma dame en fait), un gel pour la houppette et un dentifrice pour avoir les dents méga blanches (un vieux rêve).
La semaine dernière, mon corps poussé dans ses retranchements les plus ultimes m’a réclamé un bain. Je suis donc descendu d’un étage pour pénétrer dans l’antre de la coquetterie : la salle de bain de mes filles.
J’installe mon grand corps malade dans ce bain moussant ressourçant. J’ai branché mon ordi portable qui joue les airs de Carmen tandis que je fonds lyriquement. Je flétrie béatement tandis que mon âme divague sur une mer d’huiles essentielles.
Au hasard, je pose mon regard sur les flacons divers et variés qui me cerne dans un arc en ciel de bien-être. Ils sont beaux dans leurs packagings révolutionnaires aux noms évocateurs. Je viens de pénétrer dans un monde parallèle où beauté rime avec nom tarabiscoté au pouvoir magique.
Il y a ce shampoing de John Frieda qui se veut activateur de style, je m’interroge sur le sens d’ « activateur de style », réfléchis puis souris. C’est certainement ce shampoing qu’a utilisé Annie Cordy pour révéler son style à travers son personnage de Frida Oum Papa, mère cachée de John, enfin c’est ce que dit la légende. Dans la même collection, on trouve « Agent Secret » qui corrige instantanément les imperfections dues aux frisottis. Je n’ose l’utiliser sur le seul endroit où se trouvent les frisottis de mon anatomie, chut c’est un secret.
Je saisis au hasard un gel douche qui répond au doux nom de « Déshabillez-moi ! ». En massant mon corps humide je reconnais les flagrances de gingembre, c’est la première fois que je me lave au gel aphrodisiaque et épicé, me voilà tout émoustillé. Je sors du bain frétillant et, pour calmer les vapeurs d’Aphrodite, je vaporise un déodorant aux micro-éponges qui ne s’avèrent pas suffisantes pour calmer ma torpeur « bourjoise ». Rien de plus nickel dans cet état que de me badigeonner au « corps de glace » qui me fait frémir pour ne pas dire pointer. Pas besoin d’avoir recours au gel super lift buste car sous l’effet glacé je porte le torse haut et bombé. Je découvre aussi un SOS jambes lourdes, j’aurais préféré un SOS vannes lourdes, malheureusement (surtout pour vous) il n’en existe pas encore.
Je sors de cette salle de bain tel Alice quittant le pays des merveilles. Tous ces produits enchanteurs me semblent inutiles mais j’aime parfois les tester car il ni y a rien de ridicule à être un peu précieux. Je rabats la capuche de mon peignoir de bain, je ressemble à un moine grimpant vers son monastère carrelé pour se brosser les dents. Je retrouve l’austérité de ma douche ou la seule exubérance est un blaireau-poudre mate reçu du paradis qui m’a trouvé pâlichon. Je ne l’ai pas encore essayé pourtant, depuis deux semaines, je suis devenu un expert du pinceau. Allez, au point où j’en suis, autant vous faire un test en direct.
Je me place face au miroir et dégage le blaireau (chose que j’ai fait toute ma carrière). Je suis les bio termes et applique des lignes à effet bronzant sur un seul coté de mon visage et là…
Incroyable, je suis présentement bronzé à moitié, on dirait que je reviens de vacances. C’est bluffant le power bronze!
Le résultat est immédiat, moins probant que sur cette photo montée mais assez réaliste au niveau du hâle. Pour une fois que le blaireau me donne bonne mine !

4 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien
Pem
En même temps, avec ta tête de taulard je ne suis pas sûr que cela soit un bonne idée ton blair au teint halé…
Enfin moi ce que j’en pense
24 juil, 2007
FdM
Pem > ex taulard
24 juil, 2007
jid
c’est à quel moment que tu as découvert le canard vibrant?
24 juil, 2007
FdM
Jid > je ne l’ai pas trouvé
24 juil, 2007
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