Il est vrai que cet hommage est tardif même si, où qu’il se trouve, Jacques Martin a maintenant tout son temps.
J’ai longtemps hésité avant d’ écrire ce billet, la raison en est simple, je n’étais pas fan de Jacques Martin.
Pourtant nous partageons notre lieu de naissance, notre amour de la bonne bectance, notre besoin de regarder par le petit bout de la lorgnette, notre besoin d’humour, notre besoin d’amour…
On ne peut pas parler d’aversion, ni de haine mais de sevrage ou plutôt d’overdose.
Imaginez, vous qui êtes la génération future ou tout simplement la génération d’après, cet homme auquel la France rend hommage a squatté ma télévision pendant plus de 10 ans. Chaque dimanche durant des années, notre chef de programmation à savoir ma mère, a effectué le même geste. Chaque dimanche, son pouce a pressé ce maudit bouton pour lancer la grande messe de Martin populaire king. Chaque dimanche inlassablement , le grand prêtre cathodique a fait chanter ces enfants en choeur dans une école dont toutes les familles de France étaient fans. En faisant cela, ma mère n’avait pas conscience qu’elle allait déclencher en moi une maladie rare et indécelable, la JacquesMartinophobie. Chaque dimanche j’ai été le blasphémateur chantant mentalement : keep the road Jacques and never, never come back (en français : casse toi de ma télé !). Aujourd’hui encore, je déteste regarder la télévision le dimanche.
Comme pour les curés, l’animateur télé, à trop m’imposer, j’ai fini par détester.
Voilà donc un piètre hommage et je m’en excuse mais au vu de la foule qui envahit chaque jour le cimetière de la Guillotière pour, une dernière fois, te saluer, je devais être un des rare à ne pas t’aimer.
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Comments
This entry was posted on Mercredi, septembre 26th, 2007 at 11:29 pm and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












j’avoue avoir toujours été agacé par le côté “remise de lauriers” à l’entrée du caveau…
ça faisait un bail que je n’étais pas passé chez toi, mes compliments pour la nouvelle maquette (à toi de mesurer mon temps d’absence avec ce comment!)
suis de retour à Paname. les kangourous c’est terminé… pour l’instant!
a+
Contente de voir que je n’étais pas la seule à avoir la JacquesMartinophobie !
J’essayais pourtant de me dire que quelqu’un qui avait travaillé avec des humoristes que j’admire tel Desproges, ne pouvait pas être aussi détestable que ça, mais rien n’y a fait.
Je l’ai trop subi étant petite pour arriver à encore l’apprécier une fois grande. Enfin, du haut de mon mètre soixante-cinq quoi.
Le conformisme de sa fin de carrière à fait un triste écho à la provocation de ses débuts… Il avait quand même un sacré talent.
Nous sommes tous partagés ce qui est mieux que sans opinion…
ah je suis rassurée, moi aussi j’ai dû subir “les dimanches de Jacques Martin” et comme toi Fred… je déteste regarder la télé le dimanche !