C’est à mots feutrés que je reprends possession de mon ego-domaine laissé à l’abandon. Je n’écris plus, du moins pas ici, blog en friche dont tout le monde se fiche ou pas. Pourquoi ?
Il m’a fallu un court échange à la terrasse d’un après midi grisonnant d’un Paris bouillonnant pour peut être comprendre les raisons de mon abandon.
Le blog a changé, la blogosphère aussi et là, pas de nostalgie mais le constat d’une évolution avec laquelle je ne semble pas être en adéquation.
Ce que j’aimais le plus avec le blog, c’était le pouvoir créer, que ce soit l’événement, la réaction, l’adhésion ou l’incompréhension, créer la surprise, croire en de nouvelles règles, de nouveaux repaires, une nouvelle façon de communiquer, un retour à l’être, au soi, au je. Sortir du troupeau en quelques mots. Refaire le monde, naïvement. Utopie, oh oui ! Et alors…
Je suis création plus que réaction,.
Avant, on commentait ce que le blog créait maintenant on commente, tout sauf ce que nous avons créé. Nous pensions être le nouveau média, nous ne sommes qu’un sous-média qui ne vit que de la réaction aux médias qu’il voulait surclasser, naïvement.
Je préfère conter que commenter, je préfère agir que subir, je préfère surprendre que comprendre. Je veux créer pas copier/coller. Je me fous de l’autre si je ne l’intéresse pas, je me fous de moi si je ne vis que de l’autre.
Putain, rendez-moi ma blogosphère, celle qui vous pète à la gueule dans un éclat de rire ou pire.
oh ouiiiii !
C’est la crise de la quarantaine
prout
C’est marrant, je trouve contradictoire : « je préfère créer, agir » etc. et « rendez-moi la blogosphère ». Possible que je me goure.
Ardalia > j’ai l’impression que « notre » blogosphère créait plus l’évènement alors que maintenant, la blogosphère se contente de commenter les évènements (qu’elle n’a pas créé).
mais que fait Ragoblog ?
Je compte juste sur toi pour faire repartir la création d’un blogosphère. Le changement va te faire du bien…
c’était bien hein… mais c’est du passé.
Faut aller de l’avant, pas se retourner, ou alors laisser la place aux « jeunes » sans jamais revenir.
n’empeche c’etait quand meme mieux.