Le monde du blog m’a réellement changé. Pour être plus précis, les mondes que m’a ouverts le blog m’ont changé. J’avoue être le premier surpris par ces changements de personnalité d’autant qu’ils ont issus de certains paradoxes. En entrant dans l’univers du blog j’avais deux peurs : m’isoler dans une bulle virtuelle et exacerber une tendance egocentrique déjà bien ancrée. Contrairement à mes craintes, ce sont des phénomènes totalement opposés qui se sont produits. Ma bulle primaire a implosé pour prendre une dimension supérieure qui semble sans limite. Cette restructuration a eu pour effet de m’ouvrir plus aux autres limitant par la même ma mégalo qui se porte tout de même fort bien, je vous rassure. En bientôt deux ans, j’ai fait des rencontres improbables, j’ai vécu des moments inoubliables et j’ai déformé horriblement mon porte carte. Si ce n’est parfois trop d’énergie dépensée en vain je ne regrette rien et je suis avide de nouvelles rencontres, de nouvelles découvertes. Cette période de ma vie a eu également pour acte majeur la prise de pouvoir de mon côté artistique sur ma personnalité. Ma perception de l’art en a été bouleversée pour une raison simple, j’ai rencontré des artistes. J’ai enfin vu les hommes et femmes qui se cachaient derrière l’œuvre. J’ai compris pourquoi je me sentais parfois différent. Ces rencontres magiques ont amenés deux constats :
A connaître l’homme on comprend l’œuvre puis, certitude implacable, j’adore découvrir de nouveaux talents.
Hier, pour les cinq ans de radio Néo (je monte les vidéos au plus vite) j’ai rencontré des gens avant même de connaître leur œuvre, cette démarche atypique m’a ouvert un nouvel angle de découverte. Une nouvelle dimension qui a renforcé mon amour pour ceux qui savent créer, étonner, bousculer, bouleverser. Que le monde serait triste sans les artistes. Pourtant avec artiste ont fait attriste. Ce qui m’attriste, c’est ce monde mercantile qui associe argent et talent. Tous ces artistes boudés par le système car ne répondant pas aux critères marketing de notre société formatée. Quelle stupidité de vouloir faire rentrer un artiste dans une case, l’art dans une caisse ne sert à rien.
J’aime ce monde qui s’ouvre à nous, cette possibilité de rencontrer des gens à part, des vrais talents que l’on peut promouvoir à notre façon, prendre le système à revers en imposant nos choix.
C’est pourquoi, quand je serai grand, je serai mécène mais avant cela, il faut que je devienne riche car grand ne va pas suffire…
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Comments
This entry was posted on Mercredi, mars 7th, 2007 at 3:37 pm and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












Ah!
Tu vois que tu sais ce que tu vas faire quand t’es grand.
Belle (re)conversion que l’altruisme.
Si on pouvait être philathrope par dessus le marché…
Bizettes
Très riche parce que comme moi t’es pas très grand
Mélina > le titre était un petit clin d’oeil
Pem’s > l’important, c’est quand les pieds touchent parterre
J’ai bourdé, je voulais en faire un aussi
Bizettes
Et ouais, maintenant, si t’es pô “banquable”, t’es de la merde !
Tu nous fais signe quand tu seras grand, parce que les bouffons recherchent des mécènes pour Avignon… *:0)
quand je serai grand, je serai didier super !
mais t’es déjà grand, Fredo. peut-être pas encore tout à fait riche mais probablement déjà un peu mécène (Romans, etc).
t’y es déjà j’te dis…
Je te rejoins… je te rejoins… je serai producteur d’un groupe de jeunes filles superbes qui joueront rien que pour moi…