Je suis un touche à tout, certes. J’aime la photo, aussi. Mais je ne me saurais jamais imaginé photographe de mariage et pourtant…
Il est vrai qu’à chaque mariage auquel j’avais assisté, je m’étais amusé à suivre le photographe officiel, pour apprendre (la curiosité est un joli défaut) et pour prendre des photos dans son dos (pour cela, il faut un gros objectif !), mais loin de moi l’idée de prendre un jour sa place. Pourquoi ? Tout simplement par peur de ne pas réussir et peut-être aussi à cause d’un préjugé latent à l’encontre des photographes de mariage que certains pensent moins talentueux qu’un photographe tout court.
Puis il y a eu cette rencontre avec Amandine qui avait vu mes photos, cette proposition descente de couvrir son mariage et mon acceptation presque spontanée, comme quoi…
Je me souvienrai toujours de ce Lyon-Narbonne en train, la boule au ventre et l’épaule douloureuse (il faut avoir de bonnes épaules et un sacré cou si l’on veut être photographe, un assistant c’est bien aussi). Tout au long du trajet j’ai douté, mon angoisse était oppressante, car je savais que je n’avais pas le droit à l’erreur. Le jour du mariage est un jour unique, il n’y pas de répétition, pas d’éclairage studio, aucune certitude sur la météo, souvent des églises trop sombres (je n’utilise jamais de flash en journée) et malgré tous ces facteurs contraignants, vous devez immortaliser avec succès un moment de vie exceptionnel, de quoi vous pourrir le voyage en train.
En arrivant à la gare, je pense que j’étais plus stressé que la marié souriante et radieuse qui m’a accueillie pour me conduire sans préambule à la séance de maquillage. En prenant mon pentax k20D en main, j’avais encore quelques peurs, aux premières photos (vive le numérique), je me suis libéré après, ce n’a été que du bonheur ou presque (maudit soleil intermittent).
Plus de 10 heures de reportage photo, près de 2000 prises de vues pour 500 retenues au final, autant vous dire que j’étais épuisé, ravi mais complètement crevé, le plus dur étant les photos d’église où la lumière manque cruellement. Le moindre coup de doigt et la photo devient floue. A chaque photo, il faut bloquer sa respiration, arrêter le temps pour obtenir le cliché désiré (on peut bien sûr utiliser un flash mais je m’y refuse, j’aime la lueur tamisée et colorée par les vitraux des églises). Ainsi s’est déroulé le mariage d’Amandine et Laurent, puis celui de Caroline et Julien et je suis maintenant sûr de vouloir retenter l’expérience. Fini l’image négative du photographe de mariage, loin de moi la peur de ne pas être à la hauteur de l’évènement (la boule demeure tout de même au début), j’aime jouer au photographe de mariage et j’en suis fier.
Pour information, après chaque mariage, je passe au minima une semaine à choisir et retoucher les photos, phase laborieuse et délicate mais vite oubliée quand tombe le résultat. C’est ensuite un casse tête de choisir les photos retenues pour l’album de mariage et un plaisir d’annoter chacune d’entre elle par des mots choisis.
Voilà, contre toute attente, je suis aussi photographe de mariage, pour le meilleur et le meilleur…


7 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien
Thanh
Tu retranscris bien l’angoisse d’avant le reportage. J’ai connu ça, et je connais encore ça.
Il y a quelque chose qui est sûr : on a peur d’y aller, mais pendant et après c’est vraiment que du bonheur.
Bonne route à toi dans la photographie de mariage
14 oct, 2009
FdM
Thanh > on pourrait se croiser entre lyonnais
14 oct, 2009
Thanh
Pourquoi pas, à un apéro Flickr, ça te dis?
Il devrait s’en organiser bientôt là.
A checker ici : http://www.flickr.com/groups/lyon/discuss
14 oct, 2009
FdM
Thanh > pourquoi pas…
14 oct, 2009
Thanh
http://www.flickr.com/groups/lyon/discuss/72157622406450909/
Peut être à mardi prochain
14 oct, 2009
Denis
On en avait parlé mais je n’avais pas vu le résultat. Putain tu ne fais plus de photos de merde ? Je suis déçu
15 oct, 2009
FdM
Denis > c’est un long roman…
15 oct, 2009
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