J’aime les îles. Leur indépendance face au continent, la fierté de leurs habitants, les yeux des îliennes aux couleurs irréelles et tellement d’autres choses encore. Noirmoutier n’y a pas dérogé. A peine le pont franchi, j’ai été subjugué par cette beauté sauvage. Un soleil radieux baignait les marais salants pour le plus grand plaisir d’un modeste voleur d’image. J’ai répondu à l’invite de cette nature unique en me promenant le long des chemins, l’air iodé donnant un goût particulier à cette rencontre. Le temps s’est arrêté, imprimant ce paysage à jamais sur ma rétine et laissant une saveur légèrement salée sur mes lèvres. Je me suis rêvé, l’espace d’un instant, écrivant quelques lignes à l’ombre d’une bâtisse blanche aux volets bleus. J’avais le teint halé du pêcheur, le visage buriné par les assaut du temps et de l’océan. J’étais un vieil homme, devenu l’amant éternel d’une de ces îles envoûtantes qui à chaque entrevue m’avaient fait chavirer. Sur une feuille virevoltant au vent, était écrit ces quelques mots :
« Oh, îlots rebelles, terres précieuses en écrin d’azur, une seule recevra mon cœur fatigué mais sachez que je vous ai toutes aimé. »
Fred de Mai
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Comments
This entry was posted on Jeudi, août 24th, 2006 at 12:08 pm and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












Noirmoutier est une presqu’île…
Héhé j’aime bien les îles… J’en habite une
Laurent > presqu’île mais tout aussi belle
Pem > île de béton…
Faut revenir de vacances maintenant !