Hier, avec des amis, nous avons échoué au Roméo Club, haut lieu de détente pour homme portant l’uniforme. En effet la clientèle y est composée à 80% de policiers ou pompiers qui viennent décompresser après leur travail difficile passé au service des autres.

Je ne vous parlerai ni le l’endroit, ni de la musique car quand vous avez décidez de vous amuser, une grange avec un bouc DJ pourrait faire l’affaire.

La soirée se déroule, la bouteille se vide et il est l’heure de rentrer. Nous saluons l’un des portiers, très sympathique, pour regagner nos pénates.

A moins d’un mètre de la porte d’entrée, un jeune homme, aperçu auparavant dans la discothèque, gît en t-shirt sur le trottoir balayé par le froid. Ayant tous une expérience des métiers d’urgence, nous déterminons rapidement que la situation est préoccupante et nous décidons d’intervenir. Une jeune femme s’approche en énonçant sa qualité d’infirmière du SAMU et nous la laissons porter les premiers secours. Elle se veut rassurante, elle est habituée à de telles situations mais après quelques instants, son regard ne trompe pas, elle sait que son intervention ne sera pas suffisante pour mettre le jeune homme hors de danger. Nous demandons alors à l’un des portiers, qui surveille la scène sans intervenir, d’appeler les secours. Ce dernier nous rit au nez, en expliquant que ce client est coutumier des faits et qu’il n’a pas besoin des secours. Nous insistons, en rappelant que la jeune infirmière du SAMU est inquiète mais le cerbère nous toise dans un sourire provocateur. Tandis que mon ami perd son sang froid et énonce ses quatre vérités à ce citoyen hors pair, j’appelle les services d’urgence avec mon téléphone portable personnel. Le temps de calmer le courroux légitime de mon ami, les pompiers arrivent sur place et après un rapide examen, décident de conduire le jeune homme à l’hôpital. Après leur départ, je décide d’exprimer mon ressentiment au patron du Club qui barre la porte entouré de ses molosses. Je lui demande pourquoi, ils ont refusé d’appeler les secours. On me répond que la personne en question est coutumière des faits et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Je suis calme et courtois quand je l’accuse d’être à l’origine d’un tel état car c’est tout de même lui qui a abreuvé le jeune homme à son bar. Je lui rappelle qu’il me semble que la loi stipule qu’il est interdit de servir de l’alcool à un individu en ivresse publique et manifeste. Ce dernier, très sûr de lui, me déclare que du moment où le client a quitté son établissement, ce n’est plus son problème. Alors que je veux pousser plus loin son raisonnement incivique, il énonce qu’il nous trouve belliqueux ce que nous prenons pour une réelle menace. Nous décidons que quitter les lieux car, au vu de l’heure et de la situation, tout dialogue semblait illusoire.

J’en appelle à quelques blogueurs adroits ici, , de-ci, delà, pour éclairer ma lanterne si cela fait partie de leur domaine de compétence. J’aimerais que l’on puisse m’aiguiller quant à la procédure à suivre si je devais être confronté à nouvelle non assistance à personne en danger (si tel est le cas) et me dire comment un citoyen lambda peut dénoncer de tels agissements. J’aimerais, la prochaine fois, ne pas me contenter d’exprimer mon indignation car je sais malheureusement qu’il y aura forcément une prochaine fois.

Fred de Mai





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Comments

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5 Comments so far

  1. K-ROSE on octobre 7, 2006 5:09 pm

    What a wonderful world…

  2. Charles Nouÿrit on octobre 8, 2006 5:38 am

    Le principe est simple, quand tu est “trop cuit” pour un établissement, les videurs te sortent afin que tu ailles faire ton coma sur le trotoir et non dans leur établissement, car à ce moment-là ils ne sont plus responsable…
    Si le type crève en boite à la suite d’un coma éthylique, le patron est responsable pénalement (sauf erreur de ma part)…

  3. missparker on octobre 10, 2006 2:03 pm

    ils t’ont pas beaucoup aidé là je crois?

  4. Léa on octobre 12, 2006 11:22 pm

    Si ton article peut leur faire perdre quelques clients, c déjà pas mal. Mais même de ça je doute !
    Je pense qu’il y a des gens qui sont capable de lire ceci et de continuer d’aller dans cette boite.
    Il n’est pas trop tard pour déposer une plainte, sinon.
    Mais en matière d’alcool, il n’est pas simple de savoir vraiment … quand un individu perd tout ce qui lui tient à coeur, et se retrouve dans le caniveau, bien sûr on va pas se trouer pour un appel téléphonique, mais c lui qui a choisit de se mettre dans cet état. Et souvent ses proches préfèrent ne rien voir … alors, des étraners, comment leur jetter la pierre ?

  5. diaw on novembre 2, 2006 6:03 pm

    Je suis un ami de Gilou et je tiens a te remercier pour votre aide. Je n’etais pas la ce soir la pour etre en mesure de l’aider mais je partage totalement ton point de vue sur le patron de l’etablissement. Il est neanmoins vrai également que ce n’est pas la premiere fois que Gilou a un petit probleme au Romeo, mais jamais rien de méchant. Il a un probleme de santé avec la boisson. Leur sens du commercial laisse énormement a désirer et leur maniere de voir les choses également.

    Encore une fois merci pour votre aide.

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