Retrouvez les premiers épisodes de ma saga de l’été : immuable 1 et immuable 2 le retour et immuable 3, la suite .
Les jours passent et ne se ressemblent pas.
Ce matin, nous avons du travail pour deux !
Heureusement nous sommes huit…
Dès mon arrivée, je suis réquisitionné pour l’affaire qui m’a passionné la veille. Je suis désigné pour apporter la solution à l’énigme des cadres. On me confie les clés d’un véhicule administratif pour me rendre dans une grande enseigne de bricolage. Trois cadres noirs m’attendent dans un coin sans se douter du destin présidentiel qui les attend.
La mission suivante est toute aussi importante puisqu’il faut trouver l’emplacement idéal pour que le portrait officiel préside l’accueil de l’hôtel de Police. Ma proposition est retenue marquant ainsi ma consécration. Dans la foulée, je me sens pousser des ailes, aucun dilemme ne me résistera aujourd’hui. Fort de mon aura, je viens en aide au personnel de l’accueil. Un problème est apparu sur une vitre suite au retrait d’un autocollant. Ce dernier, mécontent d’être délogé de la sorte à laisser sa colle maculer son ancien emplacement. Les fonctionnaires rivalisent d’idées pour ôter ces traces disgracieuses mais rien y fait. Je propose, sûr de moi, de repositionner une des affiches présentes sur la vitre pour masquer l’objet de nos tracas. Les regards se tournent vers moi reconnaissants, je minimise d’emblée cette admiration non feinte car les prises d’initiative sont mal vues par la hiérarchie.
Comme les bonnes nouvelles se succèdent, on m’informe que l’on a retrouvé l’un des véhicules que je devais laver la veille. Je m’exécute donc éponge d’une main, tuyau de l’autre, pas de seau pourtant ce n’est pas ce qui manque dans les locaux.
Mes pieds sont trempés, la voiture dégouline, il est 11heures.
Il est temps de faire une pause avant d’aller déjeuner.
Je profite de ce repos bien mérité pour repenser à un phénomène naturel extraordinaire dont j’ai été le témoin. Lors des visites officielles, les plantes poussent en quelques heures et les drapeaux fleurissent en une nuit, comme par magie. Une fois le cortège passé, ils disparaissent. Est-ce parce que ceux qui restent ne les méritent pas ?
14 heures, la cour est pleine, les couloirs bruissent de milles messes basses puis c‘est le silence absolu.
La grande mascarade peut commencer et moi, je suis caché dans un bureau. C’est mieux comme cela car il y a certaines vérités que l’on ne peut travestir.
17 heures 50, la journée est terminée, je n’ai rien fait cet après-midi, strictement rien. C’est certainement en cela que je leur suis indispensable.

13 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien
Largentula
LA SUITE ! LA SUITE ! LA SUITE !
(suis pris dans le feuilleton moi !)
2 août, 2007
mlle A
c ‘est clair que tu tiens la une super idée de programme court
manque juste un peu de sentiments héhé
2 août, 2007
Ardalia
Kafka peut aller se rhabiller…
2 août, 2007
Magnolia75
De plus en plus surrealiste (!)…
2 août, 2007
Xavier
Vraiement halluciante ton histoire… alors comme ça tu travailles dans la Police ?
2 août, 2007
Rodin
Fred, dis-moi que c’est ton imagination qui te joue des tours..
Dis-moi pas que c’est pas vrai!!
Bon courage
2 août, 2007
Frederic
Lettre anonyme au Commissaire divisionnaire :
M’sieur,
Un de vos fonctionnaires nourrit un blog (*) de commentaires subversifs au mépris de son dévoir de réserve.
L’usage des fers et des brodequins s’impose.
Recevez, Monsieur, l’expression de ma veulerie la plus sincère.
Sam Lowry
(*) c’est quoi un blog ?
2 août, 2007
FdM
Largy > l’avantage est d’avoir le temps d’écrire les suites
mlle A > on y mettra plein de sentiments
Ardalia > pourquoi, il était nu ?
Magnolia > et toujours aussi réel
Xavier > entre autre oui
Rodin > j’aimerais tellement avoir tout inventé !
Frederic > Lowry comme la chanteuse ?
2 août, 2007
annchabada
vivement demain! mine de rien, c’est super agréable à lire!
2 août, 2007
FdM
annchabada > mine de rien, c’est agréable à écrire
3 août, 2007
jipeoo
he voleur tu me dois des royalties pour cette replique ! ah les amis on se mefie jamais assez a+
3 août, 2007
annchabada
à lire, j’voulais dire!
3 août, 2007
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