Là ou certain pourrait voir une contradiction, il n’y a que sagesse dans cette phrase.
En effet, comment porter secours à quelqu’un si nous courons un danger plus grand encore. Qui aidera le blesser si vous vous tués parce que vous avez pris tous les risques.
J’essaie de toujours appliquer cette règle et pourtant…
Ma Princesse, pressée de devenir grande, a tendance à passer outre les recommandations de son papa. Voulant lui prouver, qu’elle grande fille elle est devenue, elle a décidé de désobéir pour faire couler elle-même son bain. Elle sait maintenant qu’on ne monte pas dans le bain avant d’avoir régler la chaleur de son eau, surtout si l’on ouvre uniquement le robinet d’eau chaude.
Il y a les cris forcés, les cris maniérés et de nombreux autres cris utilisés par les enfants pour attirer sur eux l’attention puis il y a le cri, celui qui déclenche toute les sirènes de votre être et fait emballer votre cœur. En l’entendant cet après midi, j’ai oublié mes années de professionnel de l’urgence pour devenir un père qui sent sa fille en danger. Accélération foudroyante (oui j’en suis parfois capable), amorce du virage, mauvaise trajectoire, pied nu qui glisse sur le carrelage, regard d’effroi en voyant le mur se rapprocher bien trop vite, glissade disgracieuse, contact avec le sol immédiatement suivi de l’impact contre le mur. Vos fille qui à assister à la scène, pleure de plus belle croyant que c’est de sa faute (bon, c’est vrai que je lui ai un peu râlé dessus, mais j’avais mal et elle avait désobéi).
En me relevant, j’ai saisi toute la différence entre articulation et élasticité et je peux affirmer sans avoir fait médecine que ma cheville est plus articulée que élastique. Aie !
Quelque soit la douleur, il a fallu couper l’eau bouillante, rassurer la Princesse, lui faire la leçon et faire comme si je n’avais pas mal. De toute façon, pas le temps de souffrir. Il y a la première réunion de la danse, l’arrivée de maman gare de Lyon, Paris carnet et le temps passe à toute vitesse.
Plus que dix minutes pour aller au conservatoire, j’ouvre la voiture, je cherche la Princesse…
Vous vous souvenez du cri de tout à l’heure, celui provenant de la salle de bain. Celui là est plus sonore encore et provient de derrière une voiture du parking. Cette fois si, je me hâte sans courir car ma cheville me rappelle la leçon. Princesse se tient le genoux et pleure, la jupe est tachée de sang et putain de journée de merde. C’est parti pour les premiers secours, rien de grave mais il n’y a que le gruyère qui ne pleure pas lorsqu’il est râpé.

Princesse est allongée sur le canapé, les yeux larmoyants et le genoux sensible. Coup de fil de ma Dame qui a raté son train et aura une heure de retard. Fin du round. Victoire par KO technique. Ce soir, il n’y aura pas de Paris Carnet mais un éclopé devant un match de foot. Le destin en a décidé ainsi.
Fred de Mai
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Comments
This entry was posted on Mercredi, septembre 6th, 2006 at 7:30 pm and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












Aie aie aie! Bon rétablissement à vous 2, coucou à la maman qui arrive pour vous chouchouter et bon match
Drine > tu comprends maintenant le choix prioritaire
Bon courage à tous les deux et bonne soirée quand même…
Bao > merci la miss
huuuum rien que de voir la photo j’ai le genou qui piquotte… Courage!!
Ca devient gore par ici !
Pauv louloute …
Au secours Fabie rentre vite ils font un concours !
hé bé, t’en as des journée agitées toi !
Journée mercurochrome quoi…
C’est toujours ce que je dis au boulot : voir qq’un qui court dans un service d’urgences, c’est jamais bon signe, vaut mieux courir aussi !!
Sblabla > la maman est super forte en gamelle aussi
Anaïs > elle a beaucoup pleuré
K-Rose > on s’ennuie rarement
Titefermière > l’avis d’une pro
Mon ouie fine de mamoune entend le cri strident de la grosse alerte où il faut tout planter “là” pour se téléporter à la rescousse “là-bas”. On se sent l’être le plus indispensable, irremplaçable, unique et le plus seul au monde aussi ! Et puis je reconnais aussi la journée où tout va de trav’ quoi qu’on fasse. Faut laisser glisser et tout rentre dans l’ordre, plus ou moins vite. Foi de mamoune…
ASF > on sent le vécu