Je me délecte actuellement des contes philosophiques du monde entier de Jean Claude Carrière. L’un de ces contes m’a particulièrement plu, laissez moi vous le narrer.
Un vieil arabe, sur son lit de mort, ordonna que l’on répartisse son troupeau comptant 17 chameaux de façon équitable entre ses 3 fils. Son testament stipulant qu’il léguait la moitié du troupeau à son ainé, un tiers à son second et un neuvième à son cadet. Pendant les semaines qui suivirent, les trois fils furent plus torturés par l’équation insolvable laissée par leur père que par sa perte. Ne trouvant pas de solution pour sortir de cette crise, ils s’adressèrent au sage du village plein d’espoir.
Le vieil homme, qui avait bien connu leur père, les écouta attentivement avant de leur répondre en souriant :
Je fais vous donner un chameau, ce qui vous en fera 18. Nous en donneront 9 à l’ainé soit la moitié, puis 6 au second soit le tiers et enfin 2 au cadet soit le neuvième. Vous pourrez ensuite me rendre le chameau qui reste.
Je pense que nous devrions nous inspirer de ce conte pour sortir de la crise. Plutôt que de retirer leurs capitaux, les investisseurs devraient réinjecter pour permettre à nouveau le partage nécessaire à l’équilibre financier et économique. Une fois la crise terminée, ils pourront reprendre leurs capitaux et continuer à prospérer, comme ils l’ont toujours fait.
J’aime beaucoup ce principe malheureusement je ne pense pas que ce sera mis en oeuvre.