4 ans que l’on attendait, 4 ans de doute, 4 ans de crainte et l’équipe de France pénètre sur la pelouse du Cap pour affronter l’Uruguay en coupe du monde. Il y a beaucoup à dire ou à redire mais oublions le passé et redevenons le supporter acquis à son équipe nationale, allez les bleus, allez la France !
les joueurs entrent sur la pelouse, le bruit abasourdissant du stade se tait l’espace d’un instant, respect pour les hymnes, chantons fièrement la Marseillaise, allons enfants de la Patr…
Les visages des bleus défilent en gros plans sur l’écran et mon patriotisme s’effrite, il y a ceux qui bougent les lèvres, sans conviction, chuchotant des paroles qu’ils ne semblent pas connaître mais il y a surtout des visages fermés où l’on ne voit aucune envie, aucune fierté, aucune joie de représenter son pays, de porter ses couleurs. Des images qui m’ insupportent, comment croire en une équipe qui ne semble croire en rien, pas même à celle qu’elle représente, la France.
Peu m’importe le prix des hôtels, les choix tactiques d’un entraineur, il y a bien plus choquant pour moi, une équipe apatride, faite de mercenaires en crampons moulés de plusieurs milliers d’euros qui les faits glisser sur la pelouse mouillée. Des professionnels froids venus pour décrocher une prime, la meilleure possible, troquant le patriotisme au capitalisme d’un sport qui a déjà fait leur fortune.
Alors qu’ils pourraient être les meilleurs ambassadeurs de cette France Blanc Black Beur, ils n’expriment aucune joie, aucune fierté de représenter leur propre nation, comment voulez-vous que la Marseillaise ne soit pas sifflée dans les stades français ?
Alors madame la Ministre, plutôt que de vous offusquer de dépenses que vous n’aurez pas à régler, allez plutôt apprendre la Marseillaise à nos joueurs et leur rappeler qu’ils représentent une nation prête à s’enflammer pour eux pour peu qu’il la respecte un minimum. Rappelez leur qu’ils sont des exemples, des modèles pour les jeunes générations, qu’ils ont ce pouvoir de repousser la crise, la misère, le quotidien le temps d’un match, que des gens achètent des téléviseurs à crédit pour les suivre, les encourager, hurler de joie ou de tristesse, qu’ils représentent une grande nation lors du plus grand évènement mondial et qu’ils doivent en être fier. Qu’ils prennent enfin conscience que lorsqu’ils rentrent dans le stade, c’est une nation toute entière qui foule la pelouse, une nation métissée et fière de l’être, une nation où l’on réapprend enfin la Marseillaise dans les écoles, un nation qui a besoin de héros, ni blancs, ni blacks, ni beurs mais bleus et fiers de l’être.

Aucun Commentaire, Commentaire ou Rétrolien
Repondre à “Des bleus à la Patrie…”