Plaine qui en fait est une colline car ici tout semble sans dessus dessous. Est-ce le vent qui chamboule tout ?
Pour commencer, de Plaine on descend à Paradis. Je n’ai pas osé demander si pour l’enfer il fallait monter.
Ensuite on passe un Hôtel qui est devenu de Police et non pas un hôtel de passe tenu par la Police même si certains aiment à dire que c’est parfois un sacré bordel.
Pour s’aventurer dans Noailles car c’est une vraie aventure que vous allez traverser, il faut savoir regarder mais toujours tout nier ou simplement dire avoir oublié. Tout y est bigarré et les cigarettes point ne tuent, du moins ce n’est pas écrit dessus. Ici, on trouve de tout, même dans les égouts, domaine des rats quand l’obscurité s’abat.
Puis on rejoint la Cannebière, a qui pour refaire une beauté on commence par défigurer. Tout cela pour un tramway qui deviendra peut-être “tramouette” en arrivant au port. Car ici les mots sont chantants et volent au vent.
Partout l’on croise des toisons obscures révèlant des yeux d’azur qui vous touchent en plein cœur. Ici môssieur, il n’y a pas que le mistral qui envoie des rafales. Impossible d’ignorer ses silhouettes généreuses offrant leur féminité, en toute légèreté sans rien dissimuler. Ce qu’ici, elles exhibent noblement, ailleurs on casse des miroirs pour ne plus le voir. Femmes sans tabous qui peuvent vous rendre fou.
Pourtant plus bas, on trouve une bourkha associée à des baskets pailletées, fièrement portées qui, en un rayon de soleil aurait pu m’aveugler, m’empêchant de contempler les formes précédemment citées que l’on reluque, c’est juré, à l’insu de son plein gré. M’évitant également pour le coup un torticolis car à trop regarder, on est parfois puni.
Ici l’on croise des agents secrets aux accents de Fernandel avec des lunettes noires qu’ils gardent même le soir. C’est aussi le royaume de la chaine en or qui brille, des discutions qui vrillent pour un simple commentaire fait à un supporter. Car ici on ne touche pas au ballon qui est religion, si ce n’est en tir tendu pour l’envoyer droit au but.
Passant le chemin qui mène à Rome, me voilà presque à Paradis et je souris.
Le port m’adresse un vague clin d’œil et à la criée salut mon arrivée. On ne parle pas de retour car un bout de moi ici pour toujours est resté. Drôle d’amour entre une citée et un émerveillé, entre une phocéenne bien plus qu’européenne et un simple mortel qui aimerait avoir des ailes pour juste une fois la Bonne Mère embrasser.
Revenir ici, toujours me ravi.
A toi Marseille
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Comments
This entry was posted on Jeudi, mars 22nd, 2007 at 12:22 am and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












“Tempérament fatigué, on est né sous le soleil
Tu reconnais bien là le style des bad boys
Chaque jour que Dieu fait, à 3 heures, j’ai encore sommeil
Tu reconnais bien là le style des bad boys
Au lever, poste à fondu, bon son dans les oreilles
Tu reconnais bien là le style des bad boys
Et le soir, tard, les renards se ruent sur l’oseille
Tu reconnais bien là le style des bad boys de Marseille”
Bizettes
waouh comme c’est zoli….
faudra que tu me donnes ta recette pour décrire aussi joliement les travaux du tram.. parce que là, ça me saoule!
Pétard ! Et suis même pô là pour t’accueillir… ça, ça m’esquagasse ! Fais pas trop le cacou. bizzzzzzzz
ps : je me les gèle à Paris. J’ai hâte de retrouver le soleil et la mer…