Temps hésitant, option baignade abandonnée et plan F adopté : F comme Ferme. C’est un plaisir de vivre en famille ce retour à la nature où geste simple rime avec plaisir retrouvé. Quelques graines par ci, une poignée de foin par là et beaucoup de caresses pour ces animaux familiers (surtout pour le fermier). Une ballade à poney, une princesse ravie, des parents qui suffoquent. Oui, désolé de gâcher la narration de cette journée idyllique mais ne nous voilons pas les yeux, mais bouchons nous plutôt les narines car en un mot je le dis : la ferme ça pue, c’est certes charmant mais ça pue ! Alors traité moi d’urbain fragilisé si cela vous chante, il n’empêche que le fait est avéré : quand tu caresses une chèvre, tu en gardes l’odeur et cela est vrai pour tous les animaux avec lesquels j’ai tenté l’expérience. Expérience qui c’est d’ailleurs arrêter à la porte de l’enclos à cochon. Le bouffer soit, le caresser sans façon car le cochon est aussi bon que nauséabond.
Le problème avec ses visites à la ferme, ce sont les souvenirs olfactifs que vous gardez jusqu’au bac à douche. A chaque doigt son animal ou plutôt son odeur, de quoi réaliser un amusant test à l’aveugle pour occuper toute la famille sur le chemin du retour : celui qui trouve l’origine de la flagrance de mon auriculaire gagne le premier passage à la salle de bain ! Plus imaginatif que plaintif, tel est notre slogan lors des trajets en voiture.
Bon, oublions cette déconvenue odorante, gardons en mémoire ce bon moment partagé dans un endroit où l’on peut dégazer sans se faire repérer.
Fred de Mai
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Comments
This entry was posted on Mardi, août 22nd, 2006 at 10:56 am and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












arrête de laisser traîner tes doigts partout alors,
Je le sentais venir (c’est le cas de le dire), dès le début, j’ai fait un lapsus mental en te lisant: j’ai quelque peu inversé les lettres du dernier mot de l’expression “une poignée de foin”, m’impregnant immédiatement de l’univers olfactif repoussant que tu décris ensuite à merveille…
Tu pêtes la forme en vacances toi !
Ah ben , c’est normal que ça pue si tu pètes partout! Dégueulasse!
Et puis,apprends, monsieur, que seules puent (à nos sens) les choses dangereuses pour notre santé voire notre vie: pourri, pus, merde, etc.
Les autres odeurs ne puent pas, elles sentent, parfois très fort, il est vrai…
Pauvre citadin qui perd les dons que lui a fait la nature pour perpetuer son être et sa race…
Ceci dit, bonneidée, le jeu de reconnaissance des odeurs, j’avoue que j’ai oublié celle de la chèvre!
Jevli > c’est plus fort que moi
Laura > tu as eu du nez
Pem > la patate
Ardalia > “je n’oublierai jamais la chêvre…” disait le légionnaire larmoyant
“Moi non plus!” Rajoutait monsieur Seguin éclatant en sanglots…