Ce matin, l’œil brumeux et le cheveu hirsute, j’ai reçu un compliment comme on reçoit la missive d’un ami perdu de vue vous annonçant une bonne nouvelle et réveillant votre esprit.
J’ai savouré ce compliment comme on déguste un croissant chaud devant un café fumant à l’aube d’une bonne journée.
J’étais debout sur le pas de la porte à regarder la horde joyeuse qui emplit chaque matin le palier du bruit chaleureux des roulettes de cartable sur le carrelage froid.
J’ai échangé un bonjour puis je l’ai reçu, comme cela, dans un sourire, en pleine sincérité, en plein palier, à moitié dépenaillé, complètement flatté.
J’étais à deux doigt de rougir, j’étais tout sourire et j’ai baissé les yeux pour ne pas paraître présomptueux.
J’ai fermé ma porte sur ce compliment inattendu, laissant mes zygomatiques en mode automatique toute la matinée.
Dehors il fait froid et gris tandis que je souris.
Certains de vos commentaires me font le même effet.
Related posts:
- Place related post plugin php here...
Comments
This entry was posted on Jeudi, janvier 31st, 2008 at 11:25 am and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












Allez, après ce que je viens d’écrire ce soir, je ne vais pas être avare…Fred, sans les roullettes sur le carrelage froid (mais j’entends et j’aime) je te le dis tout de go: un resto fin de soirée geek chic tous les trois mois est un bonheur…les gens vrais sont trop rares alors…merci l’ami!
Cathy > plaisir partagé madame
ah les compliments… avant je ne savais absolument pas les recevoir, je cassais de suite l’effet en le minimisant. Encore aujourd’hui, j’ai du mal
je t’imagine très bien , rougissant, et balbutiant. C’est attendrissant (dis je en toute objectivité, miss fabie)