Je dois avouer que le blog a littéralement transformé ma vie en la dédoublant. Il y a la vie de Fred et celle de Fred de Mai que je mène conjointement sans souffrir à ce jour d’aucun trouble de la personnalité (majeur).
J’ai beaucoup tenté sous mon pseudo printanier. Je me suis libéré, j’ai réveillé une fibre artistique insoupçonnée. J’ai enrichi ma plume, acéré mon œil, joué à l’acteur, au comique, au poète, au blogueur influent, au provocateur, au rebelle, à l’idiot.
J’ai rencontré énormément, passionnément parfois, j’ai partagé, j’ai protégé, j’ai attaqué, j’ai détesté.
Tout cela au final pour comprendre qu’écrire pour les autres c’est aussi bloguer pour soi. Peu importe l’audience, les commentaires, les sacrosaintes pages vues. Ce qui importe, c’est d’écrire sans habitude, sans contrainte, sans routine. D’être soi quoiqu’il en soit.
Hier, j’ai écrit un texte, ailleurs, comme au ôte une tumeur, comme on chasse une peur en se cachant sous les draps, comme on devient un homme sans le savoir. Depuis peu, j’ai créé un ailleurs, un endroit brut de texte, une annexe de ma vie. j’ai cessé de tenter pour seulement raconter, vous livrer une partie de moi même qui peut expliquer bien des choses mais surtout, me fait du bien. Me fait dire que tout cela n’est pas vain. Un endroit personnel que j’ai envie de partager, non pas pour trouver un lectorat, peut être des soutiens, même silencieux, avec qui je peux partager, parfois crier, parfois pleurer en toute simplicité, parce que je le fait avant tout pour moi, grâce à vous certainement.
Je ne pensais pas un jour pouvoir écrire ça.
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Comments
This entry was posted on Lundi, février 18th, 2008 at 12:14 am and is filed under Mes mots, Histoire de blog. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












je me disais aussi… que cet autre texte, là-bas, était important (euphémisme…)… je n’ai pas osé y répondre…
Frederic > il y a des textes parfois difficiles à commenter.
J’ai relu plusieurs fois ce texte, cette petite fille, ce drame, je n’arrivais pas à comprendre… et pourtant tu as un sacré talent, une belle plume.
Mais je préfère rester avec l’image des mains de Mickey en tête…
Lavomatic > restons sur les mains de Mickey