Je me réveillerai à 7 heures 40 pour préparer à tâtons le petit déjeuner de ma Princesse. Je l’habillerai puis la coifferai avant de partir pour l’école.

De retour, je m’installerai avec mon ordinateur portable et mes téléphones mobiles dans le plus douillet des bureaux. Je bloguerai, j’écrirai et je lirai certainement jusqu’à ce que mon manque de sommeil me rattrape et que mes paupières se fassent lourdes. Je quitterai alors mon monde virtuel pour le pays des rêves.

Il faudra trois sonneries pour me tirer de mes songes. Je m’éclaircirai la voix avant de décrocher :

« Allo…

Monsieur Fred de Mai ?»

Ce sera une voix féminine, mure et posée, jamais entendue mais déjà familière :

« Oui, lui-même.

Je ne vous dérange pas ?

Pas du tout. »

Je me redresserai dans mon lit car mon instinct saura qu’il se passe quelque chose et je me préparerai mentalement à toute éventualité.

« Paul vachard a retenu toute notre attention, j’aimerai que l’on en discute »

Ensuite, il y aura un blanc. Submergé par une émotion intense je serai incapable de parler. Il me faudra plusieurs secondes pour réussir à bafouiller quelques mots qui feront sourire mon interlocutrice. Nous fixerons un rendez-vous et je tenterai de canaliser ma joie jusqu’à la fin de notre conversation.

Je pousserai ensuite un cri enfoui depuis de longs mois tout en dansant une gigue improvisée qui fera sursauter ordinateur et portables.

Une fois l’euphorie passer, je téléphonerai à ma dame qui ne répondra pas, trop prise par son activité. Je composerai alors le numéro de ma mère qui essuiera certainement une petite larme. Elle me demandera d’appeler mon père qui réagira à sa façon peu expressive mais intense. Je mettrai cours à notre conversation pour répondre sur mon autre téléphone à l’appel de ma dame. Je tenterai certainement un effet de style avant de lui annoncer la bonne nouvelle et nous serons pressés de nous retrouver pour partager ce moment de vie.

J’alourdirai certainement ma facture téléphonique pour avertir les gens qui comptent avant d’entamer la note tant attendue.

Il sera l’heure d’aller à l’école, je serrerai fort ma Princesse dans mes bras qui me rendra mon étreinte sans vraiment comprendre, juste parce qu’elle m’aime.

A partir de là, tout sera différent et j’ai hâte de me réveiller « ce jour là » même si rien ne se passera comme je l’ai écrit.

Fred de Mai

PS : C’est aujourd’hui l’anniversaire de ma mère que j’embrasse tendrement.





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Comments

This entry was posted on Jeudi, mai 25th, 2006 at 1:28 pm and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.
2 Comments so far

  1. jujuly on mai 25, 2006 11:27 pm

    On y est. On y est vraiment.
    Bravo, et surtout………

    BONNE CHANCE ! ! !

  2. audrey on mai 26, 2006 9:36 am

    je laisse encore mon blog on ne sait jamais
    http://druci-li.skyblog.com/
    donc sinon, histoire géniale, je suis une grosse fan de bouquinage c’est vrai qu’à 16ans les jeunes pensent plus à la télé etc, je trouve ça dommage, le lire nous apprend beaucoup plus
    Bref, bonne continuation

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