Aujourd’hui, j’abandonne pinceaux et meubles de cuisines suédois pour endosser mon costume pro et tenter de séduire mon premier client. Passage éclair sur Paris, rapide comme le TGV qui m’a mené.
Sur le seuil de la porte, ma Dame m’a dit à juste titre d’aller chez le coiffeur pour être plus présentable lors de mon entretien. A peine sorti du métro, je me mets en quête d’un coiffeur proche des Invalides. J’opte pour une enseigne fort connue plutôt qu’un petit salon d’un autre temps, tout du moins en terme d’équipement (je ne savais pas que de tels casques étaient encore utilisés).
Après un passage au bac pour effacer les dernières traces de peinture, je m’abandonne détendu aux mains expertes d’une coiffeuse (qui a souhaité rester anonyme).
Est-ce mon charme ou mon coté poissard ? Nul ne le saura jamais. Le fait est que le sabot, dans un geste désespéré, se désolidarisa de son support pour se jeter dans le vide. J’ai peut-être assisté impuissant à la première tentative de suicide d’un sabot de tondeuse.
Mise à nue par cet abandon bondissant des mains de ma coiffeuse blondissante, la lame dans un reflexe presque humain tenta de cacher sa nudité à l’abri de mes cheveux. Erreur fatale car ces derniers, surpris par cette manœuvre pudique, tombèrent d’effroi rejoignant le sabot fautif sur le sol couvert de mes tifs.
Rien n’est immuable mais comme le disait la mère de Kojak : cheveux tombé ne peut être recollé.
Petite précision pour ceux qui me croiseraient, je ne suis un rien une nouvelle forme de pétition originale et ambulante pour faire sortir Sami Naceri de sa cellule.
Je suis une victime qui préfère sourire, plutôt que de pâtir (à méditer).
Que l’on se rassure, la coupe m’a été offerte ainsi qu’une marque qui se marie assez mal avec les fines rayures de mon costume…

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Comments
This entry was posted on Mercredi, juillet 4th, 2007 at 4:30 pm and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












C’est pas de chance ! ça n’a quand même pas l’air trop moche, tu as de la chance dans ton malheur…
Anecdote pas bien cool mais joliment racontée.
(♪ “Always look at the briiiiiight side of life… “♪ Tu as bien raison tiens !)
Et le RDV, ça s’est bien passé ?
imagines avec des ciseaux ! (oups mon pov monsieur, un des ciseaux est tombé, je vous ai planté l’autre dans le crane, mais le fil pour les points de suture est offert) (on dit une paire de ciseaux, c’est que chaque lame est un ciseaux non ?)
je connais un coiffeur qui après une teinture malheureuse s’est permit de demander si la cliente avait une bonne assurance
hiiiii mdr mais pas de bol comme aurais pu être ta nouvelle coupe. Bon ok je sors !
De toute façon dans la com’, on fait ce qu’on veut !
Basquette, crâne rasé, coupe iroquois tout est bon
Tu n’as pas demandé le même de l’autre coté?
oh vache !!!! T’es sûr que ta dame n’était pas de “mêche” avec la coiffeuse ? ;o)