Jeudi 27 septembre 2007
Journal de Than, pupille de la nation et fier soldat de la junte Birmane
“C’était incroyable, tout s’est déroulé comme l’avait prédit le correspondant de l’armée chinoise arrivé la veille. Sans lui, nous n’aurions pas su qu’en chaque moine bouddhiste se cachait un terroriste. Nous ne pensions pas que cette mer orange était hostile à notre généralissime. Il faut dire qu’ils nous endormaient de leurs chants lancinants, ondes profondes appelant à la révolution plus qu’à la méditation.
Ce matin, quand nous sommes arrivés, ils ont tenté une nouvelle fois de nous berner. Ils nous ont applaudi et nous nous sommes figés, interdis. Puis nous nous sommes souvenus que nous étions les fiers enfants de la Birmanie, mère patrie qu’il nous fallait maintenant protéger de ses ennemis.
Je n’avais plus aucun doute quand sur eux j’ai pointé mon fusil. Quand la silhouette orangée est devenue floue au bout de mon canon, j’ai su qu’il était temps. Temps de prouver à mon pays que j’étais prêt à tout pour lui. Mon doigt a écrasé la détente et je suis devenu le digne fils de la Birmanie.
J’avais déjà rechargé quand le moine s’est écroulé. Je croyais que tout était fini quand dans un ultime défi, il ma souri. Je l’ai alors achevé pour ne plus être dupé.
Aujourd’hui, j’ai tué un ennemi de ma patrie.”
Allons nous, nous aussi, être dupés ?
PS : ce texte est une fiction enfin je crois…
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This entry was posted on Lundi, octobre 1st, 2007 at 12:03 am and is filed under Mes mots. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.












Belle fiction sur l’enrôlement … Dommage que cela soit si près de la réalité