Archive for septembre, 2008

La chaine scénaristique

Boris me transmet la chaîne de TiBo, déjà passé par Rade, Cat. Le principe : chaque nouveau blogueur rajoute un paragraphe à l’histoire, il y en aura 50.
J’aimerais qu’Ardalia prenne ma suite.

Commençons. Bien que je ne sache pas vraiment par quoi commencer.
Nous étions un lundi quand ça s’est produit. Le 17 mars. C’était l’année de mes 34 ans.
Tout s’est passé si vite, et en même temps, comme au ralenti.
Voilà mon histoire… toute mon histoire.

Je venais de déménager à Paris. Pas loin des Halles.
Ce jour la, l’interphone m’avait réveillé. J’avais éteins mon réveil pour profiter d’une grasse matinée bien méritée, après un week end chargé en déménagement. Mais apparemment mon nouveau facteur était matinal, et le colis ne pouvait pas attendre.

J’avais donc dû me lever, forcé et tiraillé par l’envie de reposer me replonger dans mes rêves. J’aurais pu, oui, ne pas ouvrir la porte. J’aurais pu me rendormir, succomber à cette tentation de l’oreiller. J’aurais pu… peut être même que j’aurais dû… tout aurait peut être été plus simple…

D’un geste rapide, j’avais enfilé un tee-shirt puis ouvert la porte en me tenant de travers, afin de ne pas montrer au livreur que j’étais encore en sous-vêtements. A son sourire moqueur, je compris que ma coiffure trahissait une nuit agitée. Exaspéré, j’avais signé le reçu, pris le paquet et claqué la porte sans lui adresser le moindre mot supplémentaire. Le colis devait peser dans les 2 à 3 kilos, guère plus, répartis uniformément dans un format de type “boite-à-chaussures”. Un colis classique, en somme. Celui qu’on imagine toujours dans les mauvais romans.

Ma curiosité aurait dû être éveillée mais un coup d’œil rapide à l’oreiller me rappela la seule priorité de cette journée pas encore ensoleillée : dormir. Dans un saut de l’ange disgracieux, je m’écrasais dans le matelas encore tiède de la chaleur de mon corps endormi tout en laissant tomber délicatement le paquet sur la moquette épaisse. C’est alors que je l’entendis pour la première fois.

Written on septembre 30th, 2008. 5 Comments

Je suis producteur d’un élève de la Star’Ac 8

J’admets que mon titre est racoleur mais nous parlons de la Star’Ac donc…

anesa.jpgLe fait est que je suis producteur de 3 artistes sur Spidart, dont Anesa, groupe rock que j’apprécie au point de les avoir convié à la dernière Geekchic, quelques photos ici.

Vous allez me dire, quel rapport avec la Star’Ac ?

Eh bien, figurez-vous qu’Harold, nouvel entrant prometteur au chateau, n’est autre que le chanteur d’Anesa, donc par corrélation abusive, je suis un peu le producteur d’Arold. je sais que c’est un peu tirer par les cheveux mais bon, seuls les chauves m’en voudront.

l’ennuyeux, est que le groupe est pour l’instant au point mort alors qu’ils avaient déjà collecté 10 000euros. Espérons que cette médiatisation individualiste ne sera pas fatale à Anesa, bien au contraire et que je pourrai faire une note ayant pour titre, je suis producteur d’Anesa comme je suis heureux de pouvoir dire que je suis producteur de Naosol dont le premier album est dans les tuyaux.

A suivre…

Written on septembre 21st, 2008. 0 Comments

Lightroom 2, l’assistant du photographe

Il est de ces passions dévorantes qui prennent votre temps, vident votre bourse tout en remplissant votre disque dur. Si une passion peut se gérer, plusieurs passions cumulées ne peuvent être menées de front sans aide. Etant un passionné multirécidiviste, il me faut m’organiser, surtout maintenant que mes passions se professionnalisent. Si je n’ai pas encore trouvé l’assistant idéal à mon écriture mais j’ai enfin l’outil rêvé pour gérer mes photos : Lightroom 2 d’Adobe.

Il était temps avec 15000 photos au compteur de mon reflex et bien plus d’images stockées sur mes ordinateurs de trouver une méthode de classement efficace. Avec Lightroom 2, non seulement je classe, mais je tague, retouche, publie et découvre de nombreuses autres fonctions à chaque utilisation. Dernière prouesse du logiciel, m’aider à gérer les 2000 photographies faites le temps d’un mariage à Narbonne et me permettre une première édition dès le début de soirée. Un travail de titan réalisé en souplesse, dans un temps record. Maintenant, à vous de voir ou de mieux voir vos photos avec Lightroom 2.

HARCOURT16.jpgPetit détail qui va rendre jaloux les amoureux de la capture d’image, mon Lightroom 2 m’a été remis par Adobe dans un studio parisien mythique, je vous laisse deviner lequel. Prises de vue avec Renauld Corlouër et souvenirs d’un lieu magique, ici.

Merci, à Thibault, Isabelle, Laurence, et surtout Stéphanie pour ce moment inoubliable. En découvrant le studio Harcourt, je suis redevenu l’enfant qui s’extasie à chaque regard, enfant curieux et avide qui ressurgit à chaque fois que je chausse mon numérique.

Written on septembre 19th, 2008. 0 Comments

Le meilleur des objectifs pour mon Pentax K20d

Cela fait maintenant 6 mois que je teste mon appareil Pentax K20d sans me lasser. Que ce soit en terme de qualité, robustesse ou rendu, je suis bluffé à chaque séance. Il est vrai que j’ai agrémenté mon boitier de quelques objectifs qui valent le détour et que je vous conseille vivement.

pentax 18-55mm f3.5-5.6 al 2.jpgA l’achat, mon K20d était livré avec une objectif standard, le smc DA 18-55 f/3.5-5.6 AL II avec lequel j’ai fait mes premières armes pour un résultat très correct. Cet objectif généraliste vous accompagne et répond de façon honorable aux diverses situations de prises de vues. Même si je l’utilise peu depuis mes nouvelles acquisitions, j’y reviens quand j’hésite sur le choix de l’objectif à utiliser. c’est un peu mon objectif étalon.

pentax smc da 50-135mm f2.8 ed if sdm.jpgLe DA 50-135mm f/2,8 ED AL [IF] SDM est le premier objectif que je me suis offert, pour cela et de multiples raisons, je le considère comme mon préféré. Le rendu de cet objectif est impressionnant, c’est celui que j’utilise le plus pour mes portraits car il donne un détail à l’image incroyable. Il est clair qu’il faut avoir un peu de biceps pour l’utiliser mais le résultat vaut l’effort.

21550_large.jpgL’objectif smc PENTAX-DA 40mm F2.8 Limited est l’objectif monté en permanence sur mon boitier pour une raison première simple, il est ultra-mince, mesure à peine 15 millimètres de long et ne pèse que 90 grammes, idéal pour le transport. De plus, il sait tout faire et, avec les 14 mega pixels de l’appareil vous pouvez toujours redimensionner votre photo pour lui donner le champ voulu. La particularité la plus saisissante de cet objectif est sa capacité à attraper la lumière. votre première photo en milieu sombre vous laissera sans voix, croyez moi !

21760_large.jpgPour finir ma gamme d’objectif Pentax, le Pentax SMC-DA 300 mm f/4 ED (IF) SDM. Ce téléobjectif est énorme dans tous les sens du terme, mieux vaut avoir son monopied à proximité ou des bras d’haltérophile si vous voulez photographier avec netteté les cratères de la lune. Moi qui suis souvent dans la lune, j’ai été servi. Le plus dur est de ne pas bouger, l’objectif et sa motorisation interne font le reste. Exceptionnel !

sigma50mmnl7.jpgJe n’ai commis qu’une seule infidélité à Pentax en achetant mon objectif macro, l’incroyable SIGMA 50mm F2,8 DG Macro EX. C’est de loin l’objectif le plus difficile à dompter mais quelle profondeur de champ ! Contrairement aux autres, je l’utilise en mode manuel la plupart du temps car il sait tout faire de façon remarquable quand on a trouvé le bon réglage. Concernant la qualité macro, préparez vous à découvrir l’infiniment petit avec une précision renversante.

Voilà, les objectifs que j’utilise sans modération et que je vous conseille pour un plaisir et un rendu optimum avec votre pentax. Bien sûr, ces petites merveilles ont un prix, alors n’hésitez pas à fouiner sur le net ou à l’étranger pour soulager votre bourse qui va se retrouver bien dépourvue…

Vous pouvez retrouver quelques photos sur mon nouveau site www.freddemai.com

Written on septembre 12th, 2008. 4 Comments

Levons le voile

Le texte qui suit n’a rien de militant, ne se veut en rien irritant. Il s’agit juste de la pensée d’un homme de 40 ans bien dans ses pompes, sans phobie, aimant les couleurs, respectant les cultures, épris de liberté et raisonnablement athée.

La scène ne se déroule ni dans un édifice républicain, ni dans un lieu de culte mais tout simplement dans l’allée centrale d’un supermarché dans la banlieue d’une grande ville française.

Je déambule, caddy camouflage à la main, au rythme du couinement d’une roue gauche qui ploie sous le fardeau de mes achats. Tout autour de moi n’est que couleur, des gens qui m’entourent aux têtes de gondole aguicheuses qui surplombent le flot bigarré des acheteurs pressés. Tout ici respire le monde moderne de la surconsommation, je suis dans mon élément, je savoure les excès d’un capitalisme dont je ne pourrais plus me passer quand une apparition vient noircir le tableau idyllique telle une ombre venue m’arracher à l’insouciance de ma déambulation.

Autour de moi, nombreux sont les « hijab », foulards colorés, touches de couleurs parsemant la toile de notre société pluriethnique, routine culturelle d’une France plurielle.

Face à moi, un tchador, marée noire de tissu issu d’un dégazage religieux qui rime dans mon esprit avec Belphégor ou Dark Vador. Je suis attiré inexorablement vers la seule partie qui me rappelle que cette apparition est humaine. Je cherche désespérément une expression mais n’aperçois que la forme floue d’un regard féminin noir comme l’ébène. Ce n’est pas un tchador, ni un niqab mais bien une burqa que je viens de croiser en plein royaume de la tentation.

Qu’en penser ?

Loin de moi les considérations miséricordieuses de l’occidental puritain qui plaint la pauvre femme musulmane tout en maudissant son sort. Je ne pense à rien en fait, du moins rien de religieux, belliqueux ou hargneux. Je vois seulement des images apparaitre dans mon esprit, embuscade, soldats morts, lapidation publique, destruction de monuments historiques, avions fous, tours qui brûlent, enfants mitraillette à la main, illuminé bardé d’explosifs qui va rejoindre les vierges qu’on lui a promis et je me demande pourquoi ?

Juste pourquoi ?

Pourquoi faire la guerre contre les talibans en Afghanistan si les burqa déambulent dans nos rues. Sont elles moins acceptables ici que là bas ? Bien plus qu’une bouffée d’air, c’est d’une bouffée d’athéisme dont j’ai besoin dans cette allée d’hypermarché car cette manifestation de la foi me dérange tout comme me dérange l’intégrisme catholique, la robe blanche d’un Klan ou l’intolérance.

J’avoue ne pas comprendre ce besoin de montrer sa croyance, son appartenance, de montrer un peu plus sa différence, plus que cette bavure de la nature de nous avoir fait black, blanc, beur et plus encore. Le monde fatalement devient mixité, Terre d’une humanité neutre aux multiples couleurs.

Alors, Pourquoi ?

Je veux juste faire mes courses sans savoir si mon voisin de chariot est juif, protestant, bouddhiste, musulman, chrétien ou raëlique.

Je sais l’essentiel, l’homme vit et meurt, peu m’importe ce qui se passe après ou ailleurs, je suis un humain comme les autres alors arrêter de me montrer vos différences, d’attiser mes peurs, d’imposer vos valeurs. Si je crois, c’est en l’homme pas en celui qui l’a créé pour ensuite le voiler.

Parce que, même sans comprendre je ne supporte pas de ne pas savoir, parce que la bêtise humaine passe souvent par l’ignorance comme l’endoctrinement par la souffrance, j’ai cherché et trouvé les vraies raisons que je respecte et surtout n’interprète.

Sourate 24,30-31. En ville les femmes doivent ramener leur voile de tête, « khimâr », sur leur gorge (intervalle entre les seins). Elles ne doivent pas se montrer dépoitraillées, comme les femmes des tribus qui voulaient exciter les combattants lors des guerres inter tribales. (A noter que le khimâr est un vêtement aussi bien masculin que féminin).

Sourate 24,60. Après la ménopause les femmes peuvent abandonner le voile.

Sourate 33,59. Les épouses du prophète, ses filles et les croyantes doivent bien s’envelopper dans leur jilbâb de façon à être reconnues et à ne pas être importunées.

Written on septembre 10th, 2008. 1 Comment

Les nouveaux marchands du temple

De tout temps, toute société, organisation, groupe nait aberrations, abus. Il y a eu, il aura toujours des marchands du temple aux étals vides et aux poches pleines car rien n’interdit de vendre du vent tant que l’on trouve preneurs.

Un nouveau média est né, nous en sommes les témoins privilégiés et ceux qui pensent que le web n’est qu’éphémère doivent préparer leur retraite car celui qui n’évolue pas, disparaît. Mais cela ne doit pas dire qu’il faille être présent sur le net à tout prix, car c’est bien une fois encore d’argent dont il s’agit à croire que l’homme jamais ne s’assagit.

Le nouveau veau d’or se nomme affluence ou plus familièrement pages vues. Les pages vues sont le nouvel eldorado, le nec plus ultra de l’opération réussie, le must de la poudre aux yeux qui masque vos poches en les vidant, le vent qui rempli le vide que vous venez d’acheter, transforme le veau d’or en vache à lait au nez et à la barbe des moutons.

Mais commençons par la genèse, que nous allons appeler fiction car rien de ce qui suit n’est vrai enfin je crois.

Livre I : comment faire du vent ?

Connaissez-vous le principe du blanchiment d’argent ? Non, je vous explique. Quand un escroc, trafiquant ou délinquant gagne de l’argent illégalement, son soucis majeur est de nettoyer cet argent dit sale pour le rendre légal. La meilleure méthode est de créer un écran de fumée pour masquer le tour de magie. Vous devez pour cela vous acheter une vraie boutique dont vous allez devenir le meilleur client en écoulant les marchandises obsolètes mais légales contre de votre argent sale et le tour est joué. (Ceci est bien sûr un résumé simpliste)

Imaginons maintenant que l’on reprenne ce système pour créer des pages vues. Tout d’abord créons un site ou blog sur lequel on parle de tout et de riens mais de rien toujours bien placés dans les requêtes google. Avec un peu de connaissance en référencement, des tags et des mots clés bien choisis, on va rapidement attirer des visites, par énormément mais suffisamment pour créer un écran de fumée.  Imaginons ensuite que l’on créer 100 autres sites sans importance si ce n’est un nom de domaine et un hébergement différent pour chaque site. Imaginons que l’on mette en place un petit script (mais voyons, c’est impossible !)qui permet une connexion de mes 100 sites secondaires sur mon site principal disons toutes les 6 secondes. Passons maintenant au calcul : 100 x 10 x 60 x 24 = 1 440 000 pages vues par jour. Voilà, vous venez de créer du vent.

Livre II : Que faire du vent ?

Faire du vent, c’est bien. Le vendre, c’est mieux. De ce précepte sont nées des agences de types éoliennes dont le seul but est de transformer le vent en argent, en plus cela rime.

Livre III : Comment vendre du vent ?

Ça, c’est un art, un métier, un don de persuasion doublé d’un pouvoir d’endormissement. Reprenons une vieille formule qui a fait ses preuves, celle de la publicité par affichage qui comme tout le monde le sait est une science exacte. Comment savoir combien de gens vont être attentif à votre campagne d’affichage ? C’est très simple, il suffit de compter le nombre de personnes qui passent devant votre affiche sur un temps donné et l’on sait précisément combien de futurs clients potentiels vous avez touché en appliquant une formule mathématique correspondant à la durée de votre opération.  Voilà, comment nait une science exacte moderne. Maintenant, qu’en est-il du passant perdu dans ses pensées qui n’a pas vu votre pub ? Qu’en est-il du badaud qui chaque jour fait le même trajet, est il crédible de le comptabiliser à chaque passage ? Est-ce que la mamie déambulante verra du même œil l’affiche Aubade que l’adolescent sautillant et sont ils vraiment des clients potentiels pour la marque ? Est-ce que ces questions légitimes ont empêchées la floraison urbaine des 4×3 ?

La réponse est non, donc pourquoi ne pas appliquer ce principe au web en remplaçant la 4×3 par la bannière et le taux de passage par les pages vues ? Ainsi sont nés les marchands de vent.

Livre IV : le jugement dernier

Aura-t-il lieu ? Est-ce grave d’être châtié si l’on a les poches pleines ? Peut-on se passer du vent quand on rêve de vivre libre comme l’air ? Quoi qu’il en soit, le jour du procès, je veux bien être procureur.

Ceci n’est qu’une fiction simpliste de ce que pourrait être la communication sur le net s’il existait des agences sans scrupule ne vendant que de la page vue. Mais rassurons nous, qui serait assez dupe pour acheter du vent ?

Souffler n’est pas jouer…

Written on septembre 9th, 2008. 3 Comments

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