Archive for février, 2008

Concours de design Kub Or 2008

Piranh’art organise son premier concours de création pour designer le version collector 2008 de la célèbre boite en fer contenant les Kub Or de Maggi.

Si vous avez l’esprit créatif, vous pouvez dès à présent prendre connaissance du brief et télécharger le patron sur le site du concours.

Le dépot des créa se fera à partir du 24 février à minuit jusqu’au 16 mars minuit.
Si vous n’avez pas l’esprit créatif, vous pourrez toujours, à partir de cette date, voter et commenter les créa en compétition.

Pour rappel, le gagnant verra son nom affiché sur les 210 000 boites collector 2008 et recevra un chèque de 10 000 euros.

Si vous souhaitez me soutenir dans cette aventure et promouvoir le concours, vous pouvez adopter la bannière sur votre site ou blog en copiant/collant le code suivant :

Written on février 12th, 2008. 7 Comments

MR 73

Si vous ne deviez retenir qu’une seule date, cochez en rouge la case du 12 mars sur votre agenda cinématographique. C’est le jour choisi par Olivier Marchal pour noircir le grand écran de son arme fatale, le MR 73.

Comme une balle de revolver, ce film va vous transpercer le cœur.

Quand j’ai accepté de participer à une avant première sans connaitre le film projeté, je m’attendais pas à être bousculé à ce point. J’ai d’ailleurs du mal à trouver les mots n’étant pas de ceux que l’on bouscule. A la fin du film, à la dernière image, je n’ai jamais entendu tel silence pesant dans une salle de projection, transition silencieuse nécessaire pour sortir du noir dans lequel nous avait plongé ce polar. Les applaudissements vinrent comme un soulagement, comme la lumière qui vous sort du tunnel de ce canon de MR 73.

Olivier Marchal autant bouleversant que bouleversé est ensuite venu nous parler de son film, de sa vie, de cette vie qui l’a marquée à vie et dont il a été la victime avant d’en être le conteur. Moment d’humanité, moment d’humilité où un homme s’ouvre aux autres en toute simplicité.

Je ne peux clôturer cette note sans parler du jeu sans faute des acteurs, chacun marquant à sa façon son empreinte dans un film où excelle un Daniel Auteuil au summum de son art.

J’ai hâte d’être le 12 mars. J’ai hâte d’observer ces visages dans la longue file d’attente pour les retrouver transformés une fois la lumière revenue. J’ai hâte de me retrouver dans le noir pour encore pleurer.

J’ai eu la chance de parler quelques instants avec Olivier Marchal, d’échanger furtivement son passé avec mon présent. J’espère qu’un jour, il lira mon flic2rue.

Vous pouvez retrouver l’univers du film sur le site MR 73.

Merci Vincent, merci Monsieur Marchal.

marchal.jpg

Written on février 8th, 2008. 10 Comments

Bricolosophie

Je suis dans ce train, dans ce wagon, à cette place 45 d’un bas duplex. J’écoute une Ami Whinehouse à la voix sublime qui réchauffe mes tympans tandis que dans mon regard défile un paysage bien trop pressé pour que je puisse l’apprécier alors, mon esprit divague sans but si ce n’est Paris.

J’observe et je bricolosophe.

Vous ne connaissez pas la bricolosophie ?

Je nomme en tant que telle toute pensée inutile mais nécessaire à occuper mon esprit quand il s’ennuie. Ce mode de pensée est éphémère, non abouti bien que souvent pertinent, parfois impertinent et obligatoirement personnel. Le bricolosophe ne partage pas sa vision faite de bric à brac, bouts de réflexion ayant pour seul but de tuer le temps qui passe à la vitesse d’un TGV et éventuellement de faire sourire le bricolosophe qui rit souvent de lui et de ses élucubrations bricolées. Sorte de Mac Socrate, Sigmund Gyver de la pensée unique jetable à usage chronophage.

Je vous donne un exemple. Je suis dans ce train, dans ce wagon plus précisément et je me dis qu’il est beau de voir des individus partageant le même but sans pourtant se connaître. En effet, nous sommes une cinquantaine à être assis parfois à contre courant. Nous ne nous connaissons pas, nous ne nous connaîtrons certainement jamais mieux qu’à cet instant présent, instant T comme temps, comme train aussi, et pourtant nous partageons la même envie au même moment en utilisant le même moyen pour l’obtenir. Nous sommes là, étrangers osant à peine nous regarder de peur de déranger alors que nous vivons une expérience commune rare, nous partageons tous en silence le même but, arriver à Paris.

Il est exceptionnel de partager sans penser, juste de converger vers un même objectif sans que personne n’éprouve le besoin de freiner l’élan général sachant inconsciemment que nul ne changera d’avis ou vainement. Nous restons distants dans ce mouvement qui nous rapproche à l’unisson de notre but, dans ce wagon, dans ce train, qui va à Paris.

Voilà ce qu’est la bricolosophie.

Maintenant j’écoute Yael Naïm qui chante Paris et personne ne s’en soucis.

Written on février 6th, 2008. 0 Comments

Mes absences

Elles arrivent souvent après d’intenses périodes d’activité et sont comme des soupapes de sécurité empêchant l’implosion d’un cerveau toujours en ébullition.

Je ne me rends pas tout de suite compte de leur présence. Je suis là, assis, le regard fixe et vide à la fois, en phase de contemplative d’un objet, d’une peinture ou de l’écran de télévision qui scintille sans que je comprenne réellement ce qui s’y passe, s’y passe-t’il vraiment quelque chose?

Je suis immobile arborant le visage fermé de l’homme concentré laissant croire à ceux qui m’entoure que je médite ou m’audite, en interne. Je suis un peu comme ces icones reposantes bien que je ne possède pas la beauté de ces vierges jamais effarouchées.

Comment puis-je savoir à quoi je ressemble durant mes absences ?

En vous racontant cela, je risque de mettre en péril le peu de lucidité qu’il me reste pour me croire crédible, mais tant pis et tant mieux à la fois, je suis comme cela alors…

Je ne me rends compte de mes absences qu’après avoir quitté mon corps, resté collé au canapé tandis que mon esprit virevolte aux quatre coins de la pièce, libre comme l’air qui lui faisait défaut dans son enveloppe charnelle réductrice. Cela peut paraître fou je le conçois mais je ne fais que retranscrire ce que je ressens dans ces moments là.

C’est un peu comme si mon cerveau s’accordait quelques instants de répit loin d’un corps qui le contraint sans cesse, tel un ventilateur qui s’active pour rafraichir un moteur qui vrombit, rafraichir est le terme exact, mon esprit s’auto « refresh » en quittant mon corps.

Cet état de fait ne dure jamais très longtemps même si je prends plaisir à le faire perdurer. Durant ce laps de temps où mon corps et mon esprit se dissocie, je ne pense à rien, strictement rien et c’est tellement bon.

Voilà, vous savez tout de mes absences, peut être partageons nous cette sensation étrange et nécessaire à notre équilibre, je n’ose dire mental.

En parlant d’absence, je serai à Paris demain donc il se peut qu’il n’y ait rien ici.

Written on février 5th, 2008. 4 Comments

Son premier email

Ceux qui viennent régulièrement s’échouer sur les rives de ce blog savent que je ne recule devant rien pour contenter ma Princesse. Pour ceux qui, après avoir été longtemps perdus en haute mer, découvrent pour la première fois mon île faîte de mots, havre de paix dont je suis roi de Mai, je souhaite la bienvenue et leur présente Princesse, fille de Mai donc de moi, aux sept ans révolus qui fait de son papa un vrai gaga.

Pour preuve, je viens de lui offrir son premier domaine.

N’entendez pas par là de votre oreille moyenâgeuse que je viens de céder une parcelle de terre à ma jouvencelle en guise de dot. Ces temps sont révolus et ces mots ont su recycler leur sens sans changer leur forme. En prononçant cette phrase je vous parle d’un domaine virtuel sur le net dédié à ma Princesse.

Hier, je me suis porté pour elle acquéreur du domaine ssandra.fr

Grâce à ce domaine au nom curieux, je vais lui offrir sa première adresse email :

c@ssandra[.]fr

On pourra ainsi s’exclamer en le découvrant :

« Elle est belle jusqu’à son email »

Que recevra-t elle à cette adresse ?

Des secrets entre copines, des déclarations enflammées, que sais-je ?

Written on février 4th, 2008. 3 Comments

L’élégance de la plume

Il y a de ces livres dont on ne relève pas, juste par plaisir, plaisir de rester allonger entre ces lignes où les mots brillent comme des diamants pour vous conduire au firmament.

De cette élégance nait une dépendance, dépendance de beaux mots toujours à propos sur lesquels on s’arrête, pour relire, par plaisir.

L’élégance du hérisson porte bien son nom car il hérisse vos sens en piquant à chaque page votre curiosité sémantique de façon romantique, philosophique ou énigmatique.

On ne lit pas ce livre comme on déroule un tapis même rouge. Il faut savoir prendre son temps, parfois revenir en arrière pour comprendre une subtilité ou tout simplement s’émerveiller devant une tournure, un mot oublié joliment retrouvé.

L’élégance du hérisson de Muriel Barbery fait partie de ces livres que l’on ne peut se résoudre à ranger pour l’avoir toujours à portée, portée de main, portée de mots.

Je vais même reprendre mes classiques, dépoussiérer mes Tolstoï, pour redécouvrir Anna Karénine.

Du hérisson à Léon par amour de l’élégance d’une plume qu’il vous faudra lire pour comprendre cette improbable transition.

Written on février 1st, 2008. 2 Comments

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