Archive for octobre, 2007

120 en vain

Nous avons effectué un aller-retour Lyon Marseille cette semaine, 600 kms d’asphalte avec une seule préoccupation : les radars automatiques.

Ils ont doublés depuis notre dernier périple provençal et sont massivement secondés par des gendarmes, munis de leurs jumelles radars, cachés postés dans les buissons ou sur les ponts. Je me demande que pouvait bien être leur occupation principale avant l’invention des jumelles lasers ?

Le fait est que les amendes coûtent chères et que les points disparaissent vite, il faut donc plier devant ce nouvel impôt cette mesure de sécurité routière. N’ayant pas de régulateur de vitesse sur mon véhicule, j’ai opté pour le 120 km/h constant, soit 10 km/h sous la limite, soit en toute logique zéro délit routier concernant la vitesse sur autoroute.

La route est longue et morne, nous discutons pour combler le temps (cela n’est pas encore interdit) et je n’ai aucun plaisir de conduite à doubler mollement les camions.

L’autoroute à cent vingt, c’est comme un bon repas sans vin…

C’est ainsi et rien ne sert de râler d’autant plus que le nombre de radars va encore doubler dans les 5 ans, c’est aussi pour cela que je vais prendre un abonnement SNCF.

Mais revenons à notre ligne pointillée qui défile péniblement tandis que je double un camion jaune. Mon aiguille indique 120 au compteur, nous sommes à hauteur d’Orange, l’autoroute est toujours aussi plane et droite et je regarde le radar automatique nouvelle génération (plus petit donc plus discret) sur le coté droit de la route.

FLASH

Je me tourne incrédule vers ma dame, j’hurle dans l’habitacle :

« Mais il n’a pas le droit, je suis à 120 ! Regarde le compteur, l’aiguille n’a pas bougé, ce n’est pas possible (le reste de cette tirade contenait des termes que je préfère ne pas vous soumettre)… »

Je cherche désespérément un panneau indicateur de vitesse, je veux prouver mon innocence, je veux me prouver mon innocence car comment prouver que je dis vrai ?

Le panneau est apparu, bien plus loin, bien plus tard, indiquant 130 km/h. J’étais à la fois soulagé et dépité car de toute évidence, sur la portion d’autoroute où se trouvait le radar, la limitation, pour une raison qui m’échappe, devait être à 110 km/h.

J’aimerais que l’on arrête de me rançonner au nom de la sécurité routière. J’ai du mal à accepter que l’on me traite de délinquant parce que je roule à 120 km/h sur une autoroute à trois voies parfaitement plane, en ligne droite, avec une visibilité optimum.

La preuve par l’image (cliquer dessus pour agrandir)

pv.jpg

Written on octobre 5th, 2007. 12 Comments

Je passerai te prendre en limousine

Je ne parle pas ici de race bovine même si je suis fou de la limousine que je dévore bleue (peut être dans une autre note).

Suivant la définition ISO d’octobre 1971, une Limousine est une carrosserie automobile fermée par un toit rigide fixe, avec un pare-brise fixe, quatre ou six portes latérales, six glaces latérales ou plus, disposant d’une malle arrière sans communication directe avec l’habitacle.

Rien de très séduisant et pourtant, les américains sont fous de ses mastodontes, j’avoue ne pas comprendre !

Que ce soit pour un bal de promo, une demande en mariage ou pour frimer, la limousine est devenue outre atlantique une marque de luxe, de prestige, de standing. D’accord, si l’on aime l’espace, il est plus agréable de se vautrer sur une immense banquette tout en sirotant une « coupette » de champagne prise dans le mini bar tandis que l’on contemple la misère humaine à travers des vitres fumées. De même pour les rapports sexuels sur banquette arrière (sport olympique non homologué), mieux vaut la spacieuse limo à la minimaliste twingo pour des raisons évidentes et pour la santé des participants.

Ces maigres avantages ne suffisent pas à justifier ces œdèmes mécaniques surtout sur de courts trajets. Je veux bien une limousine pour partir en vacances au fin fond de l’Espagne, je n’en vois pas l’utilité pour aller manger avec mon amoureuse au sushi du coin.

D’ailleurs, les français n’ont pas adopté ce mode de transport si ce n’est pour des mariages ou pour trimballer des stars américaines à Paris. Il faut dire que les rues du marais ou du panier (de Marseille) ont été des facteurs naturels de non prolifération de la limousine. Il existe également une autre raison purement esthétique que je vous propose de découvrir en image.

R5limousine.jpg

On y a échappé belle !

Cliquer sur l’image pour l’aggrandir

Written on octobre 4th, 2007. 2 Comments

Poutine, le Magicien Rouge

A croire que le suffixe –ine est synonyme d’avidité de pouvoir. Après Lénine, Staline, c’est Poutine qui s’y colle. Bécassine étant l’exemple contraire qui confirme la règle.

L’homme fort de Moscou a décidé de prolonger son pouvoir démocratique (mot qui en russe veut dire sans critique) sans changer la constitution pour ne pas être assimilé à ses illustres et tyranniques prédécesseurs. Poutine, dictateur prestidigitateur qui en devenant Premier Ministre pourra s’offrir un homme de paille comme Président (l’inverse du système français actuel).

Il faut dire que l’homme sait séduire, on se souvient de notre président euphorique après un entretien privé avec le Tsar de la vodka. L’homme a su également s’entourer de ceux qui se sont répartis la fortune de l’ex-empire soviétique.

Ce que l’armée rouge maintenait en place, c’est maintenant le dollar russe qui le soutient.

En –ine, il y a aussi doctrine, cela peut aider pour gouverner…

Written on octobre 3rd, 2007. 2 Comments

Aujourd’hui, j’ai tué un moine bouddhiste

Jeudi 27 septembre 2007
Journal de Than, pupille de la nation et fier soldat de la junte Birmane

« C’était incroyable, tout s’est déroulé comme l’avait prédit le correspondant de l’armée chinoise arrivé la veille. Sans lui, nous n’aurions pas su qu’en chaque moine bouddhiste se cachait un terroriste. Nous ne pensions pas que cette mer orange était hostile à notre généralissime. Il faut dire qu’ils nous endormaient de leurs chants lancinants, ondes profondes appelant à la révolution plus qu’à la méditation.
Ce matin, quand nous sommes arrivés, ils ont tenté une nouvelle fois de nous berner. Ils nous ont applaudi et nous nous sommes figés, interdis. Puis nous nous sommes souvenus que nous étions les fiers enfants de la Birmanie, mère patrie qu’il nous fallait maintenant protéger de ses ennemis.
Je n’avais plus aucun doute quand sur eux j’ai pointé mon fusil. Quand la silhouette orangée est devenue floue au bout de mon canon, j’ai su qu’il était temps. Temps de prouver à mon pays que j’étais prêt à tout pour lui. Mon doigt a écrasé la détente et je suis devenu le digne fils de la Birmanie.
J’avais déjà rechargé quand le moine s’est écroulé. Je croyais que tout était fini quand dans un ultime défi, il ma souri. Je l’ai alors achevé pour ne plus être dupé.
Aujourd’hui, j’ai tué un ennemi de ma patrie.
 »

Allons nous, nous aussi, être dupés ?

PS : ce texte est une fiction enfin je crois…

Written on octobre 1st, 2007. 1 Comment

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