Je l’avoue, j’ai vibré. Je n’en n’avais pas encore parlé pourtant ce jour là, j’ai vibré. Bercy était bondé, Bayrou était le futur Président et les yeux des militants brillaient. A ce moment là, j’ai compris qu’il se passait quelque chose, mon athéisme politique vacillait, mon cœur de battant s’emballait et…
Et puis, je me suis réveillé le 6 mai, jour de mes 38 ans avec un goût amer dans la bouche. Entre temps, il y avait eu la création du Modem, un positionnement démocrate incompréhensible, un feu qui s’éteint et un retour à mon mutisme politique.
Heureusement, il y avait eu des rencontres, de belles rencontres avec des passionnés qui veulent faire de leur utopie politique une réalité démocratique.
Heureusement, il y a eu ces braises démocrates conservées et entretenues dans leurs cœurs militants.
Heureusement, il y a ce nouveau pouvoir qui nous permet d’écrire, de réunir, de croire en notre avenir.
Aujourd’hui, j’ai décidé de prendre les armes pour rentrer dans la bataille. Attention, nous ne parlons de faucille ou de marteau, de baïonnette ou de couteau, nous parlons de plume et d’idéaux.
Aujourd’hui, je ne rejoins pas une couleur mais une clameur, une clameur publique, une clameur politique, une clameur démocratique.
Aujourd’hui, ce n’est pas d’un parti, ni d’un homme que je me réclame mais d’une génération, la Génération Démocrate.
Il est temps de créer une opposition positive et compétente. Pas seulement une opposition de fond mais également une opposition de forme.
Il est temps de nous réveiller, de nous bousculer pour les bousculer.
Il est temps d’abattre nos cartes pour une nouvelle donne avec de nouvelles règles.
A La politique héréditaire, il faut opposer une politique communautaire où les mots de chacun font le discours commun, où l’on cumule les débats plus que les mandats, où la reconnaissance de ses pairs passe par la primaire.
J’ai décidé de ne plus être un mauvais citoyen par dépit politique.
Je n’ai pas besoin de carte, l’ardeur militante qui anime mon cœur est la meilleure des adhésions.
J’ai conscience de l’inégalité des forces en présence et j’avoue avoir peur de partir au combat. Pourtant ce sentiment de crainte me rassure, je l’ai toujours ressenti dans les moments clés de mon existence. Je sais qu’il faut prendre des risques pour que les choses changent. Je sais qu’il est normal d’avoir peur, seuls les fous n’ont jamais peur. Je sais que bientôt, ce sont eux qui auront peur car nous ne resterons pas indéfiniment une clameur.
Ici et là, la Génération Démocrate est en marche.