Archive for septembre, 2007

François Xavier Demaison, comique scénique

J’ai profité de ma montée capitale pour découvrir le casino de Paris et le One man show de FXD (merci pour l’invitation). Premier constat, le théâtre est grand, la balcon profond et la scène lointaine. J’embrasse mon voisin, sa charmante épouse, j’ai de la chance de l’avoir à côté et pas devant car le bougre est grand. On me fait des signes, j’échange des regards, il y a du monde au balcon.

Mais laissons là les mondanités pour en venir à l’essentiel, un homme seul dans l’arène avec pour seul but nous faire rire. Tel est l’enjeu s’il ne veut pas y laisser les oreilles et la queue.
Commence alors l’histoire de François et l’on rit aux éclats si ce n’est pour le grand père d’Heidi que je n’ai pas compris.

J’ai aimé ce que j’ai entendu même si je n’ai rien vu. Il faut savoir que le spectacle était aussi visuel, certains disent même que FXD à avaler un Barbapapa et, pour cette raison, à le visage qui change à foison. Chaque personnage à son faciès, on rit autant des mots que des exploits simiesques si bien sûr, on a la chance de les voir, car du balcon, on est marron !

Je réclame donc au théâtre des écrans, non pour les ralentis ou les penaltys mais pour les facéties.

Bitou, j’aurais tant aimé voir ta moue….

Written on septembre 29th, 2007. 0 Comments

J’espère qu’ils écoutent Vanessa au paradis

Je découvre son nouvel album pour vivre une divine idylle musicale.
Quel paradoxe pour un féru d’opéra d’aimer autant les non voix !
La belle ne chante pas, elle murmure, susurre à notre oreille, sans pareil.
Un ange passe et dans sa trainée musicale je m’extasie de cette drogue auditive qui me conduit au Paradis.
Je ne me souviens pas (je suis persuadé que vous allez très vite remédier à cette carence de culture publicitaire) qui a eu l’idée de génie de transformer notre Vanessa en oiseau au nom d’un parfum. Rarement pub n’a été plus juste en révélant cet oiseau de paradis au chant fragile.
Au risque de passer pour un pédaudiophile, j’avoue craquer pour la volupté de cette voix d’une sensualité enfantine, naïve et fatale à la fois.
Je ne suis pas prêt de me lasser de ces « highway to heaven ».
Que de confusion pour un simple son…

vanessa_paradis_divinidylle.jpg

Written on septembre 28th, 2007. 12 Comments

Sous vos applaudissements

Il est vrai que cet hommage est tardif même si, où qu’il se trouve, Jacques Martin a maintenant tout son temps.
J’ai longtemps hésité avant d’ écrire ce billet, la raison en est simple, je n’étais pas fan de Jacques Martin.
Pourtant nous partageons notre lieu de naissance, notre amour de la bonne bectance, notre besoin de regarder par le petit bout de la lorgnette, notre besoin d’humour, notre besoin d’amour…
On ne peut pas parler d’aversion, ni de haine mais de sevrage ou plutôt d’overdose.
Imaginez, vous qui êtes la génération future ou tout simplement la génération d’après, cet homme auquel la France rend hommage a squatté ma télévision pendant plus de 10 ans. Chaque dimanche durant des années, notre chef de programmation à savoir ma mère, a effectué le même geste. Chaque dimanche, son pouce a pressé ce maudit bouton pour lancer la grande messe de Martin populaire king. Chaque dimanche inlassablement , le grand prêtre cathodique a fait chanter ces enfants en choeur dans une école dont toutes les familles de France étaient fans. En faisant cela, ma mère n’avait pas conscience qu’elle allait déclencher en moi une maladie rare et indécelable, la JacquesMartinophobie. Chaque dimanche j’ai été le blasphémateur chantant mentalement : keep the road Jacques and never, never come back (en français : casse toi de ma télé !). Aujourd’hui encore, je déteste regarder la télévision le dimanche.

Comme pour les curés, l’animateur télé, à trop m’imposer, j’ai fini par détester.

Voilà donc un piètre hommage et je m’en excuse mais au vu de la foule qui envahit chaque jour le cimetière de la Guillotière pour, une dernière fois, te saluer, je devais être un des rare à ne pas t’aimer.

Written on septembre 26th, 2007. 5 Comments

La pilule ne passe pas

On entend souvent que le français vit de l’assistanat. Que ce soit pour les allocations, le chômage, la sécurité sociale, on reproche au citoyen son besoin étatique flagrant et couteux.

Il existe un autre assistanat, moins visible, plus toléré mais qui me choque tout autant. Depuis une décennie, nous sommes entrés dans l’ère de la pilule. Quel soit bleue comme la veine quelle doit raviver, colorée pour voir la vie en rose ou bien petite blanche, insignifiante mais très substituante, la pilule est devenue la meilleure amie de l’homme, pas forcément sa meilleure alliée.

Que voulez-vous, l’homme moderne déprime, ne bande plus et par dépit se drogue alors on le gave à grand renfort de pilules multicolores. Cela a du bon l’évolution….

Il faut dire que le corps médical semble unanime tant la réponse est devenue universelle :

Docteur, mon patron me tape sur les nerfs, je n’en peux plus ! Que dois-je faire ?

Une pilule matin, midi et soir.

Docteur, mon travail me stress, je ne dors plus et rêve de mon patron…

Une pilule matin, midi et soir.

Docteur, je suis angoissé car j’ai peur de perdre mon boulot…

Une pilule matin, midi et soir.

Docteur, mon mari est bizarre depuis qu’il prend ses pilules. Il ne veut plus travailler, nous ne faisons même plus l’amour…

Une pilule matin, midi et soir

Docteur, qu’avez-vous dit à ma femme, je ne débande plus depuis trois jours et mon cœur s’accélère…

Bon sang, excusez moi ! J’ai donné à votre épouse la mauvaise posologie. Il ne faut pas m’en vouloir, je ne sais plus où j’en suis depuis que je me prescrits une pilule matin, midi et soir.

La pilule est à la société ce que la boulette est à la cité.

Mes frères médicamentés, préparons nous au pire, stockons nos pilules. Sachez qu’en prison, un subutex vaut deux paquets de cigarettes. A quand un rôti pour deux xanax sous le manteau ?

Il y a des trucs qu’on ne me fera pas avaler !

pilule.gif

Written on septembre 25th, 2007. 7 Comments

J’ai lu Levy en toute liberté

On a le droit de penser ce que l’on veut de Marc Levy, auteur à succès, auteur populaire de ce fait auteur jalousé ou pas. J’ai lu tout Levy, ce constat ne m’ouvrira pas les portes de l’Académie Française ni ne me laissera des souvenirs littéraires impérissables pourtant je me plais à feuilleter les ouvrages de ce romancier. Que voulez-vous, lire Levy me détend.
J’avoue que je n’aborde pas un Levy comme un autre roman. Je me lance directement à l’assaut des mots sans passer par le quatrième de couverture car le Levy est prévisible. Quel que soit le titre, le thème diffère rarement, on parle d’amour, on parle d’amitié et l’on vend des livres par milliers.
Me voici donc dans mon cabinet de lecture découvrant les premières lignes des enfants de la liberté. Plus j’avance, plus je m’étonne pour finalement m’arrêter égaré.
Où est l’amour, la légèreté, l’insouciance ?

« Chérie, tu as lu le dernier Levy ?
Oui, tu vas être étonné !
Je le suis déjà… »

Fin du mode lecture dilettante pour passer en mode immersion avec révolte littéraire à la clé. Je rentre en résistance, je rejoins les fils de la clandestinité, nés étrangers, morts pour la France au nom de la liberté.
Je ne me pose pas même la question, je sais au fond de moi que j’aurais rejoins les rangs de la résistance, ce que je ne sais pas c’est combien de temps aurais-je survécu ?

Ne dit on pas mourir en héros ?

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, j’ai aimé les enfants de la Liberté de Marc Levy.

Written on septembre 24th, 2007. 4 Comments

Retour en mode 1.0

J’ai tout viré pour revenir à l’essentiel.

Exit les Mybloglog, autoroll, technorati, compteurs, outil de stats et tout autre gadgeto2.0 qui pullulent ici et là. Tant pis si je perds le Maroc, si je sors de wikio, de alianzo ou de criteo (bizarre tous les classements de blogs finissent en o comme pipeau), si je perds le concours de celui qui a la plus longue ou grosse.

Je ne suis ni un roi de la com, ni un maître du buzz, ni un blogueur influent, ces mots ne veulent rien dire, ces titres sont faits pour les pitres.

Je suis juste quelqu’un qui aime communiquer, écrire, rencontrer, aimer parfois haïr…

Juste un passionné des mots, aimant les photos, maniant la vidéo.

Un homme libre qui s’exprime librement sur un support encore libre mais pour combien de temps ?

Râleur scribouilleur au grand cœur qui peut être aussi bon que con, c’est selon.

Voilà ce que je suis, quelques mots sur un carnet personnel ouvert vent.

Alors oui, je suis malin et j’utilise les liens, ce n’est pas pour parader mais pour mieux partager, toucher le plus grand nombre, sortir de l’ombre  sans trop m’exposer pour ne pas me bruler.

Oui je rêve de firmament tel Icare et non Picard (qui est froid et impersonnel) ou même Ricard (trop saoulant).

Parfois ma rime est lourde, parfois je fais des bourdes, par foi je vais à Lourdes (une de ces trois affirmations est fausse, trouvez laquelle).

Je reviens aux mots, émaux des maux, je reviens à moi avec émoi.

Fini le deux point zéro, un point c’est tout !

PS : Seul reste Blogbang pour raison de contrat et n’allez pas vous faire de fausses idées.

Written on septembre 22nd, 2007. 21 Comments

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