BlogDay 2007
En ce jour de BlogDay 2007, j’aimerais rendre hommage à celui et celles qui ont osé affronter à visage blog découvert, le Jury d’à la recherche de la nouvelle blog star.
Qui suivra leur exemple ?
Je vous invite à leur rendre visite.
En ce jour de BlogDay 2007, j’aimerais rendre hommage à celui et celles qui ont osé affronter à visage blog découvert, le Jury d’à la recherche de la nouvelle blog star.
Qui suivra leur exemple ?
Je vous invite à leur rendre visite.
*se place sur la petite marque*
*sourit*
*arrange son numéro de candidat collé sur sa tunique*
*re-sourit au jury*
Ahem.
Messires les jurés, oyez donc ceci :
Lorsque ma fiole de jus de raisin, en se cassant sur mon jupon blanc, m’a baptisée il y a quelques années de cela, elle ne se doutait pas qu’elle lançait ainsi une suite d’évènements incongrue.
Mais c’est ainsi, l’ivresse a parlé : Dame Finë-Enaëlle de Tiercegarde, trouvère française, enjambeuse de millénaire, est née un jour dans une forêt vosgienne pour le plus grand malheur des écureuils qui ont à supporter ses incantations avinées à la Lune inspiratrice.
Non, ce n’est pas la fermentation de ce jus de raison qui m’a poussée à me présenter à la Nouvelle Blogstar, mais bien cette inexorable mais pour le moins ambitieuse volonté de chanter par monts et par vaux mes visions parallèles et abyssales, et de céder aux autres ce que le vent a bien voulu me laisser attraper dans son sillage.
Mes fidèles compagnons de pélerinage en témoignent : mon imaginaire gagne à être connu, ne serait ce que pour attester l’existence d’une jeunesse créatrice, imperméable aux influences insipides et curieuse des autres mouvances du temps. Oui, Le Carnet Vert, ou l’hôte de toutes mes inspirations poétiques et OdL (Oeil de Lynx), ou l’attrapeur de rêves rétiniens, pourront vous le dire : celle que je présente aujourd’hui devant vous n’est pas ce personnage timide caché derrière un monde où tous les visages sont éclipses, mais bien l’attrapeuse d’idées et d’inspirations hybrides, qui n’a d’autre volonté que de donner aux esprits un peu de beauté et de douce surprise.
Si, pour vous, messieurs les jurés, la nouvelle blogstar doit être l’étendard qui s’efforce de glisser sur le vent avec humour, perspicacité et style, je serai celle là.
*attend en rougissant l’avis du jury*
L’adresse de mon blog : http://visionparallele.canalblog.com
*s’aperçoit…
…qu’elle a oublié de mentionner dans quelle catégorie elle se présentait*
*rougit un peu plus, frôlant la nécrose du reste du corps*
Messires les jurés, veuillez me pardonner, mais j’ai omis de vous dire que je m’inscrivais dans le thème « pourquoi je blogue*.
Mais cela, je ne saurais en douter, vous l’aviez compris après avoir pris connaissance de mes motivations précedemment exposées.
*sort un éventail de son corset, et l’agite devant son visage en attendant à nouveau les réactions des jurés, qui ont une mine plutôt dubitatives, voire
… bien pire*
Manu Cash : Je pense que vous êtes réellement possédée mais je ne sais pas encore par quoi ???
Calamity James : Je ne sais pas quelle substance psychotrope vous prenez, mais ça a l’air d’être de la bonne.
Dédé le Boucher : « mais bien cette inexorable mais pour le moins ambitieuse volonté de chanter par monts et par vaux mes visions parallèles et abyssales, et de céder aux autres ce que le vent a bien voulu me laisser attraper dans son sillage. »
et sinon, en langage un peu simple, ça signifie quoi ?
Dove Paria : Je pense que l’originalité a du bon sauf dans certains cas ! Veuillez, Dame, rester tranquille jusqu’à l’arrivée des gentilshommes en blouse blanche.
Le jury de la nouvelle se penche actuellement sur deux candidatures féminines.
Il faut dire que depuis le début du casting, les filles semblent faire preuve de plus de courage que les garçons.
Cela veux-t’il dire que les garçons ont peur du Jury ?
On a peur pour son ego, monsieur le macho ?
Allons messieurs, montrez nous que vous en avez… (au moins autant que les filles)
Bravo à toutes les candidates, les membres du Jury prennent un plaisir immense à vous…(j’hésite sur le terme)
N’oubliez pas, une seule adresse pour participer : blogstar@fdmai.com
Je regardais désespérément mon milk-shake à la fraise et l’emballage vide d’une galette bretonne posés devant moi sur la table de ce bistrot d’inspiration Art déco (ou tout au moins déco) en me demandant ce que j’allais bien pouvoir trouver à raconter pour séduire le jury de la nouvelle blog star ?
Je regrettais déjà d’avoir dit que j’allais participer et me demandais si je ne ferais pas mieux de changer de pseudo et de m’exiler sur un skyblog.
Je n’allais tout de même pas parler des plans cul dénichés sur le net en tentant de convaincre le jury, et moi, que l’amour virtuel, mais oui, bien sûr que j’y crois ! Je l’ai vécu ! Au moins de 12 minutes, à l’arrière d’une golf IV sur un parking de supermarché un vendredi vers 23h, c’est dire si c’était une belle histoire d’amour virtuelle !
Epater le jury et les étonnants lecteurs par ma vie en 2.0 ?
Comme une des brillantes candidates précédentes (mouarf mouarf, excusez moi, c’est nerveux), ma vie c’est beaucoup de 0 et point de 2. Tiens, un exemple flagrant encore devant moi, là. Dans mon milk-shake, il y a une paille. Jusque là, tout est normal. Une paille choisie dans un sac de 1000 pailles. Ce sachet de 1000 pailles lui-même contenu dans un carton de 100 sacs de pailles. Et bien, cette paille, MA paille, MA paille qui a été choisie aléatoirement pour être mise dans MON milk-shake à la fraise, elle est trouée. Un chance sur cent mille (100 * 1000 suivez un peu bon sang) que ça m’arrive !
L’avantage, c’est qu’avec un taux de probabilité aussi peu élevé, comparativement, je risquerais de gagner cette blog académie.
Il me reste la possibilité d’expliquer pourquoi je blogue, texte qui conviendrait tout aussi bien pour J’ai toujours voulu être une star.
Un égocentrique convaincu partirait du principe qu’il n’a plus à l’expliquer puisqu’il EST une star, depuis tout petit déjà, et qu’il est évident que la terre entière lit avidement chacun de ses articles et sait déjà pourquoi il blogue, tout comme il serait convaincu que chacun de ses billets est follement intéressant, que sa vie fait envie à plus d’un, que son blog est The référence et que Fred de Mai lui a érigé un autel devant lequel il se prosterne chaque jour en lui demandant de lui donner la force d’être aussi bon que lui.
Le slurp shtriiich shtriiich (faites le test de la paille trouée au lieu de prendre cet air dubitatif de poisson pas frais) me rappela qu’il était temps que j’arrête de tergiverser sur le choix de mon sujet et que je me concentre sur ma copie car mon verre était vide et qu’il était urgent que je rentre chez moi si je ne voulais pas rater l’épisode du jour des Experts. Je décidai dans un sursaut de génie que je me contenterais d’un texte répondant à la question « pourquoi je blogue ? » (parce que je ne suis pas égocentrique, ou alors juste un peu, en tout cas je sais que Fred il n’a pas fait d’autel pour moi) et ma réponse se résumera à :
« PARCE QUE !! »
(sobre, clair, net, pas trop long, n’autorisant aucun contre argument. Je ne suis pas peu fière de ce brillant texte)
Ahhhh purée, que ce n’est pas facile de devenir la blogueuse la plus douée de sa génération et même des générations à venir !
Manu Cash : L’avantage avec votre billet c’est qu’il n’est pas nécessaire de le lire en entier… pourquoi ? PARCEQUE !
Dédé le Boucher : « Ahhhh purée, que ce n’est pas facile de devenir la blogueuse la plus douée de sa génération et même des générations à venir ! »
Notons 1. Que subsiste chez tout apprenti blogueur un vague fond de lucidité; on rappellerait alors « qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même ». 2. Qu’il reste en revanche à comprendre pourquoi il n’entend pas cette voix de la raison qui l’incite à renoncer. 3. Dès lors, il fait comme ses congénères. Il noircit des lignes et des lignes pour ne rien dire, sans se demander un instant quelle étrange succession improbable de noires circonstances, pourrait pousser un lecteur à le suivre.
Calamity James : « Voilà objectivement la meilleure raison entendue pour bloguer. Comme quoi, on peut avoir du talent tout en se faisant prendre comme une cochonne sur un parking de supermarché. Je vote pour. »
Dove Paria : Mis à part un don certain pour imiter les pailles trouées sucées… Enfin, peut être est-ce en cela que réside votre talent !
J’ai toujours voulu être une star.
Et j’ai réussi.
Oui messieurs dames.
Si ce ne sont pas les feux de la rampe qui illuminent mon divin corps écriné d’une longue robe en satin, c’est la lumière des néons de mon supermarché, bien que trop violente et trop froide, qui met en valeur mon teint, trop pâle de ne profiter de l’air du dehors que quand la nuit tombe, que mon magasin ferme ses portes et que je retourne à la vie anonyme, loin de ces projecteurs de fortune.
Certes, je n’ai jamais obtenu de premier rôle au cinéma, et pourtant, chaque matin, quand le rideau se lève, même s’il est en métal et pas en velours rouge, c’est une énorme comedia dell’ Arte qui commence, gigantesque balai de fourmis travailleuses qui se faufilent entre des clients pressés, figurants de notre épisode du jour, guidés par mes soins, suivant le scenario que j’ai méticuleusement écrit.
Bien sûr, ce n’est pas la foule en délire du festival de Cannes qui me hurle que je suis merveilleuse, ce ne sont que mes clients préférés qui viennent me congratuler d’un « vous êtes la personne la plus gentille et la plus serviable que je connaisse ».
Evidemment, ce ne sont pas les éditeurs qui se battent pour obenir le droit de publier mes textes, juste mes superieurs hierarchiques qui trouvent que ma plume et mon humour décalé donnent naissance à des affiches publicitaires du meilleur goût, et qui m’apellent régulièrement pour avoir l’exclusivité de mon imagination débordante sur la foire à la choucroute ou le festival de la morue.
Si ce n’est pas en exposant dans un musée que je laisse vagabonder ma fibre artistique, c’est en mettant en valeur chaque recoin de ma surface de vente, à grands coups de décoration colorée et harmonieuse.
Oui, mes seules prestations vocales se résument à encourager les clients à se rendre au plus vite au rayon charcuterie, mais je le fais en vers, modeste poète commerciale que je suis.
Certes, ce ne sont pas les groupies en délire qui viennent me demander des autographes en me gratifiant d’un « Capuciiiiine, on t’aime », juste les livreurs et la comptabilité qui me demandent de parapher les reçus et autres factures en attente de paiement.
Alors non, je ne fais pas la couverture de Closer. Et pourtant, oui, moi, Capucine, petit chef de la grande distribution, dans mon quartier, je suis une star.
Manu Cash : Coupé ! Coupé ! Je ne supporte pas la poésie de supermarché…
Dédé le Boucher : Ce ne sont pas les éditeurs qui se battent pour obtenir le droit de publier mes textes », dites-vous. On n’est jamais si bien servi que par soi-même! Rien à ajouter, par conséquent…
Calamity James : Après le fast-food, voilà le supermarché. Il n’y a pas à dire, ce concours est en plein dans le glamour… Chère Capucine, je vous souhaite autant de succès ici qu’au Festival de la
morue. Michel Edouard Leclerc n’a qu’a bien se tenir, il a maintenant de la vraie concurrence dans la blogosphère. Bravo ».
Dove Paria : Plus qu’à la comedia dell’Arte, je vous verrais bien à la pizzeria dell’Arte tant votre texte me rappelle leurs immangeables pizzas.
Il y a des choses que l’homme ne s’explique. Un jour, celle que vous aimez, celle que dont vous pensiez tout connaitre, vous regarde de ses yeux de biche à l’expression « bambienne », le cœur gros et le soupir long. Elle vous lâche d’une traite sans reprendre son souffle qui n’est plus qu’un filet de vie privée d’une envie qui l’ennuie.
« Il me faut mon 24 heures…»
Vous êtes là, amoureux ébahi qui ne réagit, si ce n’est pour tenter avec humour de sauver son amour. Bombez le torse bombez pour mieux votre bêtise débiter.
« J’appelle Jack Bauer, il trouvera une solution ! »
Un sourire, l’espoir revient puis rien, tout est noir, désespoir. La vie est cruelle pour la belle sans Darel.
« Le 24 heures de Darel, GERARD DAREL ! »
Il manque le « pffff » qui résume son dépit pour celui qui, pauvre de lui, ne sait rien des sacs à main.
Le message est passé, douleur sincère qui m’ulcère…
Interlude culturelle ou presque : ceci me rappelle un vieux proverbe brésilien « quand tes mules serrent, offre-toi des tongues ! » que l’on peut traduire par « les ulcères à la carte bleue sont les moins douloureux ».
Heureusement la chance est avec moi, son anniversaire est dans un mois.
Le problème du 24 heures de Darel est sa multiple déclinaison, jamais besace n’a eu autant de faces pour faire douter la femme qui vient l’adopter.
Il y a le nude, le marron clair pas clair, à franges, en lapin, avec poches, plus de zip et toi tu flippes car plus le temps passe plus les sacs à son bras défilent et plus le choix devient difficile. Cruel destin pour celle qui aime les sacs à main.
Bon, il est vrai que l’objet est beau, je pourrais même dire l’ustensile tant la contenance peut s’avérée utile.
Comme Charlotte, la belle comblée arpente le bourg avec son Darel en guise d’escarcelle. Elle est adorable mon icône préférant le sac au cierge tout comme la fille du grand Serge*
Voilà messieurs pourquoi plaisir de femme est hasardeux. Il suffit parfois d’un 24 heures pour faire son bonheur.
Mode : épidémie qui contamine la gent féminine, dont le vaccin peut parfois prendre la forme d’un sac à main.
J’avais aussi dans la rime, piqures et paires de chaussures, médicament et diamant…
*Charlotte Gainsbourg est l’égérie de Gérard Darel.
PS : je dédie ce texte à ma colombe et à deux drôles d’oiseaux.
L’astuce de mec à mec interdite aux filles :
Sonia Rykiel fait des besaces du meilleur goût à moindre coût…
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