Archive for juillet, 2007

Une salle de bain extraordinaire

Depuis notre installation, nous faisons salle de bain à part. J’ai hérité de la salle de douche à l’étage que l’on peut qualifier de monacale quand à la diversité de ses produits de beauté. Deux shampoings dont un antipelliculaire pour éviter l’effet boule à neige, un gel douche exotique, un déodorant bille, des crèmes hydratantes de récupération (celles qui ne conviennent pas à la peau de ma dame en fait), un gel pour la houppette et un dentifrice pour avoir les dents méga blanches (un vieux rêve).

La semaine dernière, mon corps poussé dans ses retranchements les plus ultimes m’a réclamé un bain. Je suis donc descendu d’un étage pour pénétrer dans l’antre de la coquetterie : la salle de bain de mes filles.

J’installe mon grand corps malade dans ce bain moussant ressourçant. J’ai branché mon ordi portable qui joue les airs de Carmen tandis que je fonds lyriquement. Je flétrie béatement tandis que mon âme divague sur une mer d’huiles essentielles.

Au hasard, je pose mon regard sur les flacons divers et variés qui me cerne dans un arc en ciel de bien-être. Ils sont beaux dans leurs packagings révolutionnaires aux noms évocateurs. Je viens de pénétrer dans un monde parallèle où beauté rime avec nom tarabiscoté au pouvoir magique.

Il y a ce shampoing de John Frieda qui se veut activateur de style, je m’interroge sur le sens d’ « activateur de style », réfléchis puis souris. C’est certainement ce shampoing qu’a utilisé Annie Cordy pour révéler son style à travers son personnage de Frida Oum Papa, mère cachée de John, enfin c’est ce que dit la légende. Dans la même collection, on trouve « Agent Secret » qui corrige instantanément les imperfections dues aux frisottis. Je n’ose l’utiliser sur le seul endroit où se trouvent les frisottis de mon anatomie, chut c’est un secret.

Je saisis au hasard un gel douche qui répond au doux nom de « Déshabillez-moi ! ». En massant mon corps humide je reconnais les flagrances de gingembre, c’est la première fois que je me lave au gel aphrodisiaque et épicé, me voilà tout émoustillé. Je sors du bain frétillant et, pour calmer les vapeurs d’Aphrodite, je vaporise un déodorant aux micro-éponges qui ne s’avèrent pas suffisantes pour calmer ma torpeur « bourjoise ». Rien de plus nickel dans cet état que de me badigeonner au « corps de glace » qui me fait frémir pour ne pas dire pointer. Pas besoin d’avoir recours au gel super lift buste car sous l’effet glacé je porte le torse haut et bombé. Je découvre aussi un SOS jambes lourdes, j’aurais préféré un SOS vannes lourdes, malheureusement (surtout pour vous) il n’en existe pas encore.

Je sors de cette salle de bain tel Alice quittant le pays des merveilles. Tous ces produits enchanteurs me semblent inutiles mais j’aime parfois les tester car il ni y a rien de ridicule à être un peu précieux. Je rabats la capuche de mon peignoir de bain, je ressemble à un moine grimpant vers son monastère carrelé pour se brosser les dents. Je retrouve l’austérité de ma douche ou la seule exubérance est un blaireau-poudre mate reçu du paradis qui m’a trouvé pâlichon. Je ne l’ai pas encore essayé pourtant, depuis deux semaines, je suis devenu un expert du pinceau. Allez, au point où j’en suis, autant vous faire un test en direct.

Je me place face au miroir et dégage le blaireau (chose que j’ai fait toute ma carrière). Je suis les bio termes et applique des lignes à effet bronzant sur un seul coté de mon visage et là…

Incroyable, je suis présentement bronzé à moitié, on dirait que je reviens de vacances. C’est bluffant le power bronze!

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Le résultat est immédiat, moins probant que sur cette photo montée mais assez réaliste au niveau du hâle. Pour une fois que le blaireau me donne bonne mine !

Written on juillet 23rd, 2007. 4 Comments

Fred de Mai est mort

Nous sommes réunis en ce premier avril 2049 (il a bien choisi sa date le bougre) dans les allées du Père Lachaise pour suivre un cercueil dont le design épuré et chic à fait l’objet du dernier concours Piranh’art. Jusqu’au bout, Fred de Mai aura mené sa barque au gré des vents oubliant boussole et compas pour passer de vie à trépas. Le choix de ce cimetière légendaire n’est pas anodin car c’est ici que se déroulent trois des meurtres du best-seller « Vachard » dont la trilogie, rappelons-le, a battu tous les records de vente de la littérature policière. Quel comble pour ce policier tombé dans le blog presque par hasard, devenu à la force du poignet (nous parlons ici d’un mélange de masturbation intellectuelle et de maniement de la coupe de champagne) l’un des acteurs majeurs du média qui a tué la télévision. Le long cortège qui l’accompagne jusqu’à sa dernière demeure est composé de personnalités marquantes de cette révolution blogosphérique.

On peut apercevoir cachés derrière des lunettes noires ou des voiles de dentelles sombres, les figures qui font le monde d’aujourd’hui. Il y a là l’inénarrable Vinvin, qui comme tout le monde le sait, après avoir sorti canal + de la faillite a décidé de se retirer des affaires pour produire du Crozes Hermitage quelque part sur la rive gauche du Rhône. A son bras, on reconnaît celle qui a poussé Virginie et autres écrivaines, des pentes du succès en s’imposant comme l’impératrice de la littérature post contemporaine, j’ai nommé Folie Privée. Tout proche, le magna de la presse, celui qui a sauvé magazines et journaux face à l’attaque internet, Môssieur Hervé Resse, passé du blog au papier pour sauver la presse écrite. Sous les spasmes qui agitent ses épaules on reconnait Damdam, ami des débuts, qui rappelons le a racheté l’année dernière la société 3M pour enfin reprendre le nom du post-it express qu’il avait du abandonné sous la contrainte, il y a quelques années. Belle revanche pour celui qui est devenu le maitre incontesté du widget. Vient ensuite Embruns, capitaine au long cours qui, à la tête de son armada, organise les croisières gay les plus prisées de l’homosphère. Juste derrière lui (par le fait du hasard uniquement) on retrouve GuiM, qui après avoir relancé le film français vient de s’offrir le festival de Cannes qu’il va entièrement podcaster. A ses côté, L-tz, patron d’Adidas et Président du football club de Strasbourg qui pour la troisième saison consécutive remporte le championnat et la coupe d’Europe. Eric et Mathilde se soutiennent mutuellement comme ils le font depuis qu’ils ont relancé le monde de la publicité moribond en créant l’agence « j’adore ce que vous faite », leader mondial incontesté. Ravana est également présent, c’est lui qui organise l’évènement selon les dernières volontés de Fred de Mai qui a demandé que l’on remplace les fleurs par des bouteilles de champagne en vue de la dernière Dance de Mai en direct du Père Lachaise avec DJ Giant Panda qui a interrompu sa tournée mondiale. Parmi les artistes présents, on reconnait Virginie Talavera, grande prêtresse de la vague picturale française qui a déferlé sur le monde des arts sous l’impulsion et les conseils avisés de Dark Planneur, vêtu de blanc pour l’occasion. Viennent ensuite Pem, qui a racheté la Poste après sa privatisation et Cohiba à la mort de Fidel, Charles Liebert, roi du e-marketing dont les conférences s’arrachent aux quatre coins du globe, Yannick qui après être devenu actionnaire majoritaire de Microsoft à la mort de Bill Gates, lance une OPA sur Google assisté par l’homme qui a fait sombrer Apple, Benjamin. N’oublions pas Xavier, millionnaire du web après avoir vendu ses sociétés de ventes sur le net et son conseiller financier JCC qui s’est offert le luxe d’une salle portant son nom à Wallstreet. Christophe dont c’est la première absence de l’hémicycle depuis son élection à côté d’un autre Christophe, Président de région. Fred, Président de la fédération française de rugby tout proche de Sophie, l’entremetteuse que les multinationales s’arrachent et Drine la metteur en scène qui, après avoir mis Hollywood à genoux fait renaitre de ses cendres la comédie française. Il y a aussi Deeder, premier philosophe des NTIC, Ron dont la série a détrôné Urgences, Denis, Directeur du Louvre, Manu, Boss de NRJ et Skyrock qu’il a fusionné, XavZ qui a réuni les trois grands opérateurs dans son empire, Bao, Eric et tant d’autres. Loïc lui s’excuse, il est parti Twitter depuis la lune.

Ils sont tous là, commentaires humains d’une ultime note.

Fred de Mai est mort

Vive Fred de Mai

Cette note n’est pas fortuite, Yannick par ses écrits et Cyrille par une simple remarque m’ont amené à m’interroger sur l’intérêt de ce blog.

Attendez-vous à des changements !

Written on juillet 22nd, 2007. 50 Comments

L’homme est un sextoy pour la femme

Attention ceci est une note longue à but thérapeutique pour son auteur, espérons qu’elle n’aura pas d’effets soporifiques pour ses lecteurs.

Depuis deux semaines, je manie plus l’enclume que la plume, j’ai moins mal aux yeux mais bien plus au dos. De ce constat quasi médical, l’on peut tirer la conclusion suivante :

Les intellectuels utilisent plus de la partie supérieure de leur corps que les manuels.

C’est certainement pour cela que l’on parle de « grosses têtes » quand on parle d’érudits car plus on fait travailler une partie précise de son anatomie plus celle-ci prend du volume. Cette théorie a été développée de façon formelle par deux femelles se massant les mamelles sous une douche dominicale. A cette époque, l’audience du jour du seigneur fut la seule à baisser car pour beaucoup de jeunes garçons, ce générique tropical (torride et humide) était aussi prisé qu’une coco girl, une page lingerie fine de la Redoute ou un playboy prêté par un copain qui l’avait volé sous le lit de son père. Mais revenons à notre conclusion abandonnant tétons et histoire d’eau.

Nous disions donc que les intellos ont moins mal au dos car ils utilisent plus leur tête qui est bien faîte que leur physique souvent critique. Cela veut il dire que plus on est cérébral mieux l’on embrasse ? Peut-on d’ailleurs pousser plus loin la question en parlant de fellation ?

Un ami m’a dit que les hommes étaient meilleurs avec leur bouche que les femmes, même les moins farouches. Si je n’ai pas vérifié avec lui cette théorie, il appert que cet expert m’incite à le croire sans plus en savoir. Fort de cette constatation, on peut tirer une nouvelle conclusion :

Les hommes sont plus intelligents que les femmes.

Ah ah me direz-vous, cela veut aussi dire que les femmes savent mieux se servir de leur corps !

C’est évident. Montré moi un prétentieux jurant du contraire que je lui jette la première pierre.

La migraine ne vient pas d’une tête trop pleine mais d’un corps qui crie encore. Bien évidement, même la publicité l’a démontré, elles préfèrent les céréales au cérébral. Elles entretiennent leur corps pour nous mettre à petite mort. Ce sont elles les obsédés au corps avide, à la tête vide et malgré notre intelligence, nous n’avons pas vu leur manigance. Cela veut-il dire que le corps est le plus fort ?

Je m’interroge et m’inquiète, qui commande la tête ou la quéquette ? Il aura fallu que je manie à outrance le tournevis pour comprendre que le pénis bien plus qu’un appendice nous a été donné pour répondre à leur vice.

Nous ne sommes que des jouets sexuels attirés par leurs formes charnelles. Divertissement limité car même habile, nous ne marchons pas à pile et pour nous recharger il faut plus que l’électricité.

Deux semaines à lire le kamasutrikéa, à assembler des meubles pour comprendre que nous ne sommes que des objets qui même bien montés ne servent qu’à démonter. Je n’aurais jamais imaginé que le tournevis me ramène au pénis (j’avais aussi une rime avec meuble en kit).

Voilà, vous m’avez manqué, j’avais besoin d’écrire, j’ai donc tiré sans réfléchir ce qui n’est plus le propre de l’homme comme je viens de le démontrer brillement.

Written on juillet 20th, 2007. 11 Comments

J’ai bien quitté Paris

La preuve en image !

A Bron, de mon balcon…


classe en 7 de Bron
Vidéo envoyée par FdM

Written on juillet 19th, 2007. 1 Comment

Le podium Run and Blog

Merci à tous les participants pour leur plume légèré, le plus souvent rieuse.

En troisième position, « Mon père » de Luc Mandret gagne un nokia 6300 et un brassard running
En seconde position, « Moi le sport, je suis croyant mais non pratiquant » de Wilfried gagne un camescope numérique Mustek et un brassard.

Roulement de tambours, le grand gagnant est :

« La salle des machines » de Brad-Pitt Deuchfall qui, en plus de sa clé de 12, repartira avec un camescope numérique Mustek, un Sony Ericksson « stade français » et un brassard pour tout mettre dedans.

Bravo aux lauréats.

Merci à Mobile 2 sportif et Myfreesort

Fred de Mai

Written on juillet 16th, 2007. 5 Comments

Aller retour

Comme si ma fatigue physique ne suffisait pas, je vais me farcir un petit Lyon Marseille Lyon en voiture le temps d’un casting  Pekinois express.

Je dois être maso. gentil mais maso…

Written on juillet 13th, 2007. 3 Comments

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