Archive for février, 2007

Quand je serai grande…

Hier, petite ballade d’une heure et demie avec Princesse et un RER, un métro et un TER empruntés, quelle aventure !

Je voyais ses yeux de biche se refléter dans la vitre, ils couraient en tout sens ne voulant rien rater du spectacle. Que de questions se bousculaient dans sa petite tête, que de réponses j’ai dû fournir, parfois embarrasser. Et oui, même le plus intelligent de tous les papas de la terre, que je ne connais pas d’ailleurs, n’a pas toutes les réponses.

Sans prévenir, elle se tourne vers moi et me lâche le plus sérieusement du monde :

- Quand je serai grande, je veux être journaliste

Fierté dans l’œil d’un père qui a toujours été un journaliste en herbe

- Sais-tu ce que fait un journaliste ?- Oui, il écrit, colle des photos et après il amène le journal aux gens. Le plus dur c’est quand il y a des escaliers…- Tu sais, tu n’es pas obligé de porter le journal aux gens.- Si, si je préfère…

Sourire amusé, petit bout de chou concentré, nous regardons le paysage défilé en silence.

- J’aime bien fermière aussi- Tu sais, fermière est un métier difficile, il faut beaucoup travailler- Moi, je veux juste donner à manger aux animaux, j’aime bien ça donner à manger aux animaux- Tu peux peut être devenir vétérinaire ?- C’est bien vétérinaire, tu as raison papa.

Nouveau sourire et la voilà à nouveau lointaine, perdue dans ces pensées tandis que son joli minois se confond aux reflets de la seine. Adieu la journaliste, bonjour madame la vétérinaire. Sur un pont une sirène retentie, un véhicule de secours surgit.

- Je veux être policière !- Tu sais ce n’est pas super tout le temps comme travail- Mais tu peux aider les gens- Oui, parfois

Une voiture blanche estampillée d’une croix bleue passe en contrebas

- C’est quoi ça papa ?- Une ambulance- Je veux être ambulancière, ça aide les gens une ambulancière ?- Oui mon amour, ça aide les gens

Elle semble satisfaite, les rails défilent et les contrôleurs passent. Elle tend fièrement son ticket à une jeune femme en uniforme et attend qu’elle soit sortie du wagon pour me questionner.

- C’est quoi son métier à la dame ?- Contrôleuse (je ne suis pas vraiment sûr du terme)- Alors je veux être contrôleuse- Tiens donc…- Y a plein de métiers que je vais faire, hein papa !- Tu veux tous les faires ?- Ben oui, mais avant il faut que je travaille bien à l’école- Oui ma Princesse, il faut beaucoup travailler à l’école.

Le train s’arrête, nous enchainons les correspondances, il y a beaucoup de monde, elle me parait si petite.

Nous sommes enfin dans le train qui nous conduit à destination, il est bondé. Je lis Martine au Parc en collant nos sacs contre moi pour permettre à deux femmes, dont une bimbo blonde et burlesque, de prendre place face à nous. Je suis l’image parfaite du père, lisant une histoire bon enfant et reluquant du coin de l’œil la Barbie aux formes généreuses en espérant que ma fille ne veuille pas devenir bimbo plus tard. Le train se met en branle (pas de vilaines pensées, s’il vous plaît) et je téléphone à mamie abandonnant quelques instants ma lecture. J’ai dû mal à réaliser que c’est ma Princesse qui vient de prendre la parole.

- Comment tu t’appelles ?- Sonia et toi ?- Cassandra- Tu es jolie- Vous aussi vous êtes belle.

Princesse et Barbie girl sont tous sourires, je ne sais pas vraiment que faire alors je reprends ma lecture comme si de rien, m’obligeant à rester impassible alors que je suis hilare à l’intérieur. La bimbo aux immenses lunettes et au string en bandoulière, me lance un sourire que je me refuse d’interpréter. Je reste stoïque alors que je trouve cela tellement comique.

Voilà que Princesse a trouvé un nouveau métier :

Entremetteuse !

Written on février 28th, 2007. 6 Comments

Clavarder

J’aime découvrir des mots, celui-ci nous vient du Québec. Il s’agit d’un mot hybride qui mélange joliment clavier et bavarder. Il faut dire que je ne suis pas adepte du « chatter » utilisé de ce côté de l’Atlantique.

Clavarder.

En le prononçant, j’ai l’impression de dépasser les limites de sa définition pour lui donner un sens plus large, une dimension plus vaste. Chaque fois que je rencontre physiquement un blogueur, j’ai une sensation étrange. Nous ne sommes pas dans une rencontre fortuite, nous nous connaissons sans rien vraiment savoir et pourtant tout est plus simple. Nous n’avons que ce que les écrits nous ont décrits, le reste nous l’avons supputé, imaginé et le plus drôle est que parfois, souvent, la plupart du temps, on ne s’est pas trompé, ou si peu ou autant que l’autre veut nous le montrer. Ce constat surprenant n’a pas de nom. Je pense que je vais maintenant utiliser ce mot pour le nommer.

Clavarder.

Passer du clavier à une vraie conversation. Partager virtuellement pour se rencontrer physiquement. Cette impression de connaître l’autre juste en le lisant, cette sensation de complicité lors de votre rencontre. N’avez-vous jamais ressenti comme moi cet étrange sentiment ?

Clavarder.

Il n’y a pas encore de mot pour décrire ce cheminent, ce passage du virtuel au réel, j’aime bien clavarder mais peut être avez-vous une meilleure idée ?

Written on février 27th, 2007. 15 Comments

Mon coming out

je persiste et signe

Blog libre sans politique
Recommandé par des Influenceurs

Rendez-vous dans l’isoloir…

Un isoloir est un dispositif physique chargé de dissimuler le choix de ceux qui participent à un vote secret. Instauré en Australie en 1857, ce dispositif prend généralement la forme d’une cabine fermée par un rideau aujourd’hui.

En France, il permet au votant de placer son bulletin dans une enveloppe à l’abri des regards indiscrets. Cette opération a lieu avant qu’il ne se dirige vers l’urne où elle est glissée.

En France, où le vote secret est constitutionnalisé depuis 1795, il ne devient obligatoire qu’en 1913 (Loi du 29 juillet 1913). La loi vient après une quarantaine d’années de discussions au cours desquelles ses meilleurs partisans sont les radicaux et les socialistes.

Written on février 26th, 2007. 8 Comments

Vandalisme

Pour ceux qui ont suivi mes péripéties, voici la preuve en image de la bêtise humaine…

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Written on février 25th, 2007. 7 Comments

Wahsbar by LG

Je m’étais inscrit à la soirée organisée par Buzz Lemon sans vraiment savoir ce qui allait s’y passer, surtout pour connaître l’endroit. En apprenant que Virginie Talavera était de la partie, je ne pouvais que me féliciter de mon inscription.

Sur place, j’ai été reçu par une équipe Buzz lemonnienne souriante, J’ai pu m’entretenir avec l’efficace et non moins charmante Christel avant de délirer devant la caméra de Fred. J’avoue avoir très peur du résultat.

Au programme,  Open bar (bravo à l’équipe derrière le bar), visite de l’appartement et découverte des produits futuristes et innovants de LG, agréables moments passer avec des blogueurs amis puis séance peinture dans le dos avec virginie (voir photos sur son blog).

J’allais oublier, non c’est impossible de les oublier car ils étaient partout donnant une ambiance carnaval vénitien à cette soirée fort réussie (il y avait même un chocolate à la clé) :

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De partout je vous ai dit…

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Written on février 23rd, 2007. 1 Comment

J’enrage de dent

Mon petit coupé rouge a toujours été immatriculé en 13, nostalgie méditerranéenne et numéro fétiche sauf à Paris. Le parisien n’aime pas le phocéen. Cette nuit on me l’a rappelé,  à moi le lyonnais mais cela il ne pouvait pas le deviner et il était bien trop lâche pour me le demander.

Il faut dire que tout avait mal commencé. Dès le début de soirée, sur l’adresse je me suis planté, comme sur l’heure, trop tôt arrivé.Iil faut dire qu’en ce moment je suis un peu paumé, pas épargner.

Soirée agréable, je vous en parlerai plus tard, dernier verre de l’amitié et il est l’heure de rentrer. Le dégonflé s’est acharné sur mon pneu avant, coté passager. Au premier virage, le pneu s’est littéralement désolidarisé de ma jante profilé pour passer devant le car sérigraphié qui m’a fait signe de m’arrêter. De quoi avait-il peur que je me carapate sur trois pattes ?  Pas encore arrêté, déjà énervé. La seule place trouvée ne m’est pas réservée, seule ma caisse est handicapée. Pas de roue de secours, juste une bombe anti crevaison, je me retrouve comme un con. J’ai de la chance, la Police est là pour me porter secours. Au secours !

Il me salue, m’interroge. J’ai les dents qui poussent, j’aurais dû me méfier.

-          Bonjour, vous savez que vous avez perdu une roue ?

Moi, un brin frondeur, très énervé, un peu lassé, épuisé par cette la fatalité qui ne fait que s’acharner.

-          Non, vous devez vous trompez

-          Et ça, c’est quoi ?

Il me montre mon pneu accoudé au mur et qui me toise sans se démonter

-          Ah ça ! je ni suis pour rien, je suis désolé…

J’arrête de faire ma forte tête. Je me fais docile, je ne joue plus au débile, je rentre dans ma case, je suis un peu nase. Je ne bronche plus quand il appelle le dépanneur, pour négocier il n’est plus l’heure. La facture va être salée, je vais rentrer à pied, j’ai presque envie de pleurer quand je suis foudroyé.

La lame transperce ma mâchoire, passe par cette dent soit disant soignée, m’écartèle le crâne pour lacérer mon cerveau. Je suis défiguré, j’ai mal à en chialer, je ne veux plus parler. Je maudis ce dépanneur qui n’est pas à l’heure, je maudis le dentiste  pour ce mal qui persiste. Je maudis ce pique qui me glace et me transperce en douleur. Il faut que je parte, je prends sa carte sans assister à l’enlèvement car l’aiguille transperce à nouveau ma dent. Je n’ai qu’une envie, retrouver mon lit, quitter les lieux, oublier ce pneu, retrouver mon pieux.

Je marche sur ce trottoir pour disparaître dans le noir d’une bouche descendante.  J’ai fuit comme un voleur, je n’ai aucune notion de l’heure, juste dans ma tête cette douleur.  Un comprimé avalé sans eau sur le quai d’un métro. Une nouvelle décharge, maintenant j’enrage, seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas m’écrouler. Interminable correspondance, je suis en état de transe, ils doivent me prendre pour un fou, j’ai des yeux de fou, je tiens à peine debout. Un euro pour la machine, un café pour un cachet et ma tête à nouveau empalée. Le RER s’ébranle, il grince, il couine, tout résonne dans mon crâne à nouveau transpercé. A chaque attaque je suis un peu plus lacéré, à chaque attaque je sens mon visage se crisper, à chaque attaque j’ai envie d’hurler.

Le train s’avance, le mal s’éloigne. Je retrouve visage humain, je rentre enfin.

Je suis lessivé, après une soirée au WashBar, je ne devrais pas être étonné…

Written on février 22nd, 2007. 4 Comments

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