Archive for mai, 2006

Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant. Note du 30.01.06

Comme beaucoup de personne, je suis fan de ce pygmée qui s’est enfanté seul et court plus vite que Ben Johnson. J’avais aimé le premier opus, j’attendais la suite avec impatience.

Résumons l’histoire, Kirikou vit dans un village africain peuplé exclusivement de femmes. Il s’est enfanté seul, parlait déjà dans le ventre de sa mère et n’est pas plus haut que trois pommes. Son village vit sous l’emprise d’une terrible sorcière à la poitrine volontaire : Karaba. Cette méchante femme a transformé les hommes en fétiche pour les avoir à sa merci, adore l’or et est doté d’un sale caractère (cela vous fait penser à quelqu’un ? Pauvre de vous).

Kirikou, pas grand mais vaillant, va défier la sorcière pour la combattre avec comme seul arme son intelligence et sa force de raisonnement.

Rien d’extraordinaire et pourtant, les enfants sont fascinés par ce mini héros surréaliste. Cela prouve qu’il n’y a pas besoin d’effets spéciaux mirobolants ou de scénarios tarabiscotés pour séduire nos chères têtes blondes (qui sont brunes à la maison). Je trouve cela rassurant. Un enfant reste un enfant qu’il soit issu de l’ère de la technologie à outrance ou d’un monde plus archaïque en apparence. Donnez lui un méchant, un héros atypique, un peu de magie et cela suffira à le captiver.

Belle aventure, rafraîchissante et décalée qui donne de bien belle leçon de vie :

Dans le second opus, les femmes tombent malades, empoissonnées par de la bière (les femmes ne savent pas boire). Le vieux du village se lamentent : « qui va nous faire à manger, qui va laver le linge ? », l’enfant lui répond : « tu peux faire tout cela toi-même mais ce que tu ne pourras jamais faire, c’est remplacer une mère ». De la vraie philosophie en barre (de chocolat noir).

Si tu te sens petit, que les autres se moquent de toi, que tu es différent, plutôt que de faire ton Calimero, soit un Kirikou vaillant car :

Kirikou est petit mais c’est notre ami…

Fred de Mai

Written on mai 27th, 2006. 0 Comments

J’ai un Alien dans le ventre. Note du 31.01.06

Je viens de terminer ma conversation téléphonique avec Sigourney Weaver, le verdict est sans appel. A l’énoncé des symptômes, elle me l’a confirmé : j’ai un Alien dans le bide. J’emploie le terme bide parce qu’il convient le mieux à la traduction. Sigourney est charmante, mais elle a une fâcheuse tendance à s’exprimer comme un charretier quand on lui parle d’Alien.

La bestiole est déjà de belle taille car mon ventre est dur et gonflé. Je l’entends gargouiller dans mes entrailles, elle ne cesse de bouger et me fait mal avec ses petites griffes.

J’ai appelé la NASA pour qu’il m’envoie dans l’espace mais une grève sauvage bloque Cap Canaveral et il n’y aura pas de départ de navette avant plusieurs jours.

J’ai appelé David Vincent mais cet abruti est parti faire des films pour vidéo gag avec son caméscope.

J’ai très peur, car je sens que la bête veut sortir. Outre l’accouchement douloureux, un détail me chagrine. Le problème des Aliens est qu’ils ne sont pas reconnaissants. Vous les hébergez gentiment dans votre bedaine, supportant la douleur sans broncher et ces ingrats ne pensent qu’à une chose en sortant : vous bouffer.

En dépit de cause, j’ai appelé Jacques Pradel qui m’a répondu car il n’a rien d’autre à faire. Il a immédiatement proposé de m’autopsier en direct sur TF1 avec Anne Sophie Lapix et Daphné Rouiller comme infirmières. La proposition était alléchante, star d’un prime time tout de même, mais j’ai préféré décliner son offre.

J’ai alors appelé mon meilleur ami pour lui dire adieu. Bien qu’il ne soit pas médecin, il a diagnostiqué par téléphones interposés (on arrête pas le progrès !) une toute autre conclusion :

« Rien de grave, tu vas juste te vider comme poulpe. »

Bon, rien de folichon mais à choisir entre un Alien et un poulpe franchement…

Fred de Mai

Written on mai 27th, 2006. 0 Comments

Comment j’ai perdu tout espoir. Note du 01.02.06

En lisant la note de Denis « j’ai fait la fille ce week-end », je me suis rappelé d’une époque lointaine où je jouais régulièrement à la fille. Je vous parle d’un temps où j’arpentais la nuit parisienne en célibataire précieux, très attentif à son image. J’étais jeune, j’étais beau, je sentais bon le sable chaud et aucune ride ne venait vieillir mon visage d’angelot. Je prenais grand soin de ma peau utilisant peeling et autres masques exotiques. Je rayonnais sous les sunlights profitant d’une jeunesse éphémère, prenant plaisir à entendre vanter mon teint frais et la douceur de mes traits.

Mais voilà, l’âge a commencé son travail et aucune crème onéreuse ne semblait pouvoir lutter contre l’irrémédiable. Un soir de grande déprime, synonyme d’apparition de fines ridules, je noyais mon chagrin au fumoir du Palace réconforté par deux serveurs efféminés et compatissants. A cinq heures, je décidais de regagner mon humble logis Saint Mandéen, bravant la brume pour rejoindre la bouche de métro la plus proche. Je traînais des pieds, baissant les yeux de peur de croiser le regard scrutateur d’un Yves Rocher se rendant au marché. Une lueur dorée venant du caniveau a attiré mon regard. J’ai vu en cette rutilance un affront du temps se raillant de ma jeunesse fuyante. J’ai décidé de chasser cette image d’un coup de pied rageur. Je n’oublierais jamais ce qui s’est produit alors.

Dans un nuage aux reflets bleutés est apparu un Génie abasourdi par la violence de mon coup. Il semblait étonné par ma technique d’astiquage de lampe. De colère, il a déclaré d’un trait :

« T’es vraiment un taré ! Pour ta peine, tu n’auras qu’un vœu à exhausser ».

Je n’en demandais pas plus, une seule crainte me hantait : la peur de passer pour un vieux. J’ai alors levé les yeux, le fixant (il avait des airs de monsieur propre avec un turban sur la tête, pitoyable) et d’un ton de défi, j’ai hurlé : « Je veux toujours paraître jeune ! ».

Je me suis réveillé dans ma chambre, la bouche pâteuse et le regard niais. C’est alors que je me suis souvenu de ma rencontre surnaturelle. J’ai bondi de mon lit pour me précipiter à la salle de bain. J’étais excité comme une puce ayant repéré un labrador au poil soyeux. Devant la glace, j’ai poussé un cri avant de m’évanouir…

Ce con de Génie, au lieu de préserver mon visage des rides, m’avait refilé de l’acné. Comme cela, même à cinquante ans, j’aurai toujours la peau d’un adolescent boutonneux. Génie, si je te retrouve, je te fais bouillir !

Depuis, ce jour, plus de crèmes ni de masques, juste une barbe mal rasée pour masquer les exploits du plus débile des Génies.

Fred de Mai

Written on mai 26th, 2006. 2 Comments

Je joue à l’informaticien. Note du 03.02.06

Et ce n’est pas gagné !

Je vais passer un Week-end en HTML (pays étrange) où je visite la capitale (CSS).

J’avoue ne pas bien parler la langue et je remercie mon traducteur pour son aide indispensable.

Pourquoi tenter un tel voyage ?

Il s’agit en fait d’un pèlerinage pour me retrouver car le blogueur fou qui a pris possession de mon corps à tendance à s’éparpiller un peu trop (je me perds moi-même parfois).

Je vais donc tenter de simplifier le suivi de ce blogueur hyperactif en offrant un portail unique regroupant toutes ses expériences bloguesques parfois grotesques.

Enfin, j’essaie…

Réponse démagogue est partiellement fausse complètement délirante, qu’il ne faut jamais exprimer en public et que je vous demande de ne pas lire :

En fait, je travaille mon image pour créer un Label AOC (Amusant Omniprésent Charmant) Fred de Mai. Je prépare mon avenir de future star incontournable et internationale et il me faut pour cela concentré mon génie créatif ainsi que mon aura innée en un seul endroit qui devra bientôt la page Web la plus courue du monde. Je n’ai aucune prétention, je suis uniquement victime de mon immense talent et je veux répondre aux attentes des millions de fans qui m’adulent (penser à m’acheter un nouveau bonnet pour l’hiver, l’ancien ayant rétréci, ne rentre plus sur ma modeste tête).

Réponse sincère et destinée à ceux qui n’ont pas lu la réponse ci-dessus :

Je suis un hyperactif au cerveau constamment en ébullition ce qui, sans être une maladie, n’est pas toujours facile à contrôler. Je tente donc de faire du ménage pour plus de lisibilité. Concernant mon activité cérébrale constante, elle peut s’expliquer par une activité professionnelle de quinze années où l’initiative et la cogitation sont déconseillées pour ne pas dire proscrites. Je suis l’otage d’une mutinerie cérébrale qui me fait passer pour un fou pour mon plus grand plaisir. J’espère seulement qu’ils ne vont pas m’enfermer (je n’aime pas les matelas en guise de tapisserie). Pour ceux qui pensent que je souffre d’un syndrome de multiplication aiguë de la personnalité, je réponds :

Essayez donc de faire enter dans un même corps un roi de la vanne (souvent lourde), un taquin maladif, un séducteur involontaire, un besoin d’écrire obsessionnel, un papa gâteau, un justicier anonyme, une part de féminité assumée, un mari pouvant mieux faire, un égoïste généreux, un sensible au cœur de pierre, une pipelette, un communiquant excessif, un épicurien, un cerveau limité mais radioactif et tout le reste…

Alors comment voulez vous que je sois normal ? Hein, comment !

Fred de Mai (et tous ceux qui le composent)

Written on mai 26th, 2006. 0 Comments

Que l’on me désigne le responsable. Note du 07.02.06

Je ne suis pas énervé, juste agacé. Comme tout homme moderne vivant avec son temps, j’utilise un, deux en fait, téléphones portables. Comme tout habitant de la région parisienne, je passe une, plus souvent deux, heures dans ma voiture à chaque sortie. Comme tout le monde, je profite de ce temps perdu dans les embouteillages pour passer des coups de fils. Respectant le code de la route et son interdiction de téléphoner en conduisant, j’ai recours à un kit main libre pour déjouer l’attention des agents verbalisateurs. Jusque là, rien d’anormal…

Seulement voilà, je dois souffrir d’une atrophie de l’intérieur de l’oreille car ces satanées oreillettes ne veulent jamais tenir en place.

Comment, vous aussi connaissez le même problème !

J’en étais sûr !

C’est pourquoi je veux savoir qui est l’énergumène qui a testé et déterminé le diamètre des écouteurs. Etait-il judicieux de confier cette tache à un individu ayant des oreilles à la Philippe Gildas. Non parce que honnêtement, qui peut se vanter de tenir convenablement l’oreillette ?

Vous êtes tranquillement en ligne en train d’entretenir une agréable conversation et vous oubliez le stress de la circulation quand, au moment clé de la phrase à ne pas manquer, ce fichu écouteur glisse sournoisement de votre oreille pour disparaître sous votre siège. Vous tirez, tel le pêcheur à la ligne émérite, sur votre fil tout en hurlant « Attendez deux secondes, j’ai un problème d’oreillette ».

Vous êtes obligé alors de pencher la tête en avant pour tenter d’apercevoir l’objet de vos recherches quand, profitant de ce moment de fragilité, le second écouteur décide vous fausser compagnie. Vous râlez, pester tandis que votre interlocuteur lance un : « je vous rappellerai plus tard ».

Vous retrouvez enfin ces maudites oreillettes, vous êtes énervé par ce contre temps, votre file n’a toujours pas avancé et là, vous sentez le regard de la superbe brune au volant de son cabriolet qui vous observe depuis plusieurs minutes en pensant : « pauvre garçon ».

C’est pourquoi, j’exige que l’on me désigne le responsable de ces humiliations quotidiennes que je lui enfonce cette saloperie d’oreillette jusqu’au tympan.

Fred de Mai

PS : pour les petits malins qui me conseilleraient d’utiliser une oreillette bluetooth. Je tiens à préciser que j’ai été l’un des premiers possesseurs de cette trouvaille technologique qui vous fait ressembler à monsieur Spoke. En me voyant avec mon engin sur l’oreille, mes anciens collègues m’ont surnommé Jean Luc Lahaie et chantaient « débarquez moi » à chacune de mes apparitions. Alors gardez vos conseils si vous ne voulez pas subir le même sort que l’autre énergumène.

Written on mai 26th, 2006. 0 Comments

Votre réveil est votre pire cauchemar ? Note du 08.02.06

Voilà une question particulièrement stupide qui amène une réponse encore plus stupide : si tu ne te réveille pas, c’est que tu es mort !

Tout est dit.

Il faut nous réveiller chaque matin pour vérifier que nous sommes vivant, that’s life !

Seulement voilà, je n’aime pas le matin donc sensément je n’aime pas le réveil qui a pris la fâcheuse habitude de se dérouler le matin. Avec une telle logique, ce texte risque d’être aussi intéressant qu’un documentaire de chasse et pêche.

Il faut donc se poser la vraie question : Pourquoi je n’aime pas le matin ?

Parce que j’aime la nuit !

Pour ceux qui ne feraient pas la corrélation je vais tenter d’être un peu plus explicite. Qui dit aimer la nuit, dit se coucher tard ou fort tôt. Qui dit vraiment aimer la nuit, dit profiter pleinement des débordements de la vie nocturne, communément appelées : soirées bien arrosées. Partant ce précepte, le réveil ne peut être que cauchemar.

Vous avez quitté de votre plein gré l’établissement (en réalité, vous avez une fois de plus fait la fermeture et on vous a presque jeté dehors) qui a vidé vos poches et rempli votre vessie, pour vous rendre compte qu’il est 5 heures du mat (heure du réveil dans la chanson).

Vous rentrez péniblement chez vous maudissant ce fameux verre de trop que vous ne refusez jamais (cela s’appelle de la politesse). Une fois sur place, vous évitez presque sans bruit tous les obstacles vous barrant le passage pour vous glisser discrètement dans votre lit avec l’élégance de l’hippopotame bourré. Malgré les râles de votre épouse, vous plongez instantanément dans un sommeil lourd rythmé par des ronflements atteignant le niveau 7 de l’échelle de Richter.

Vous ne rêvez pas, vous cuvez…

Vous êtes bien, détendu quand ce « r@gh+£ » d’halogène vient transpercer vos paupières et cramer votre iris déjà rougis. Votre dame, même si elle ne l’avouera jamais, se venge de l’épouvantable fin de nuit qu’elle vient de passer en poussant un tonitruant : « 7h40 ! Il faut emmener la petite à l’école. ».

Généralement vous tentez un timide : « je me sens pas bien, tu ne peux pas l’emmener mon amour ? » qui est toujours suivit du triomphale : « je suis déjà à la bourre, je travaille tôt moi ! ».

La sentence est sans appel : debout espèce d’ivrogne !

Vous détaché délicatement le filet de bave qui vous reliait à l’oreiller pour progresser telle une taupe presbyte (les taupes ont aussi une vie sexuelle) entre le montant du lit et le mur. Vous savez pertinemment que le passage se réduit au niveau de la porte et vous vous décalez pour éviter le choc frontal. Seul un détail vous a échappé, vous avez jeter vos chaussures en vrac et par manque de chance, elles ont atterri au mauvais endroit. Evitant de justesse l’entorse (erreur car vous teniez là un bonne excuse de ne pas emmener la petite à l’école), vous balancez promptement votre autre pied pour retrouver votre équilibre. La douleur du choc ressenti lors du contact tibia/coin du lit est indescriptible. Vous mordez votre poing pour bloquer le cri qui résonne dans votre gorge tout en imitant la danse du flamand rose en rut (fort jolie quand on a des ailes et que l’on est un flamand rose). Votre fille vous regarde en pouffant avant de lâcher presque agacée : « Papa, et mes céréales ! »

Vous tentez de retrouver un semblant de dignité, vous rentrez le ventre, bombez le torse et vous vous dirigez vers la cuisine en boitant. Comme toujours et comme tout homme, vous ne trouvez rien et votre femme vous indique du coude l’emplacement des ingrédients nécessaires au petit déjeuner. Si ma dame s’exprime avec les coudes, ce n’est pas parce qu’elle est manchot, mais parce qu’elle se brosse les dents tout en poussant des « hmm, humph humm » inamicaux.

Les cheveux hirsutes, l’haleine pas teuse mais bien pire, vous allez connaître le second choc douloureux de la matinée. En arrivant au salon, vous êtes accueilli par Dora l’exploratrice qui vous casse les oreilles avec son franglais débile. Je ne vous l’avais pas précisé mais une douleur localisée au niveau du cuir chevelu rend tout bruit insupportable depuis votre réveil et il n’y pas pire cacophonie que Dora, son abruti de singe et ce stupide renard chipeur.

Il faut ensuite choisir les habits de votre fille en espérant qu’elle ne vous en voudra pas plus tard en voyant les photos de classe. Il faut la peigner et vous habillez en moins de cinq minutes. Généralement, vous remettez les habits de la veille et il est trop tard quand vous vous souvenez de l’épisode du verre renversé sur votre pantalon. Vous courez à la salle de bain pour domestiquer votre tignasse en planquant les épis avec de l’eau tandis que votre fille est déjà dans le couloir.

Bien sûr, il fait froid, très froid, et vos cheveux mouillés gèlent instantanément tandis que vous frottez le pare brise.

Plus que deux minutes, mais vous êtes dans les temps. Vous soufflez dans vos mains pour les réchauffer mais surtout pour vous rendre compte que vous avez oublié de vous brosser les dents (pourvu qu’il n’y ait aucune maman connue qui vienne vous faire la bise).

Votre fille est à l’école, vous retrouvez votre lit douillet et vous êtes persuadé d’une chose : vous n’aimez ni le matin ni le réveil.

Fred de Mai

PS : bien sûr, ceci est une fiction…

Written on mai 26th, 2006. 0 Comments

Latest Work

Latest Blog Posts

Archives

Catégories

--->
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes

Merci de ta visite et à bientôt…

Fred de Mai is Digg proof thanks to caching by WP Super Cache