Le futur à portée de main
Le futur n’a jamais été aussi proche…
Le futur n’a jamais été aussi proche…
Point très important, il n’y aura pas d’invitation nominative (j’ai trop peur d’oublier quelqu’un !) et cette soirée est ouverte à tout blogueur(se) qui le désire.
Il suffit de s’inscrire ici.
Ce n’est pas ma fête, je n’en suis que l’instigateur, c’est votre DanceFlower.
PS : Déjà 20 inscrits dès la première journée, merci à vous !
Je vous invite à me rejoindre le Jeudi 23 mars 2006 à partir
de 19h00, pour fêter le Printemps :
Le Sherwood
23 rue Daunou
75002 Paris
Tel : 01.42.61.70.94 / Plan et Métro
Le but de cette soirée est simple : se retrouver devant
un verre entre amis blogueurs.
Un DJ nous fera redécouvrir les tubes des années 80 et nous
pourrons nous amuser jusqu’au bout de la nuit dans cette DanceFlower qui je l’espère,
sera endiablée.
Des amuses bouches seront offerts et un spectacle surprise
viendra agrémenter votre soirée.
Pour vous inscrire, c’est ici.
PS : l’établissement proposera une solution de restauration simplifiée
sur place.
Gràce au fournisseur officiel de patates chaudes.
En début de mois, je rencontrais par hasard (je l’ai reçu comme une passe fuyante en rugby) un blogueur sympathique qui voulait mieux connaître la vidéo sur les blogs. Le contact a été agréable, la discussion s’est élargie et nous en sommes venus à parler de Paul Vachard quand une phrase presque anodine a mis mes sens en émoi : « j’ai pour voisin Thierry Serfaty… ». J’avoue ne plus me souvenir de la fin de la phrase car mon neurone turbulent avait commencé sa recherche google interne pour associer Thierry Serfaty à Polar puis à Albin Michel. Tout c’est alors très vite enchaîné dans mon cerveau en pleine révolution et j’échafaudais mentalement les plans les plus fous : demander à L-tz (alias Eric) s’il restait un appartement de libre dans sa résidence, le suivre et faire le pied de grue en bas de chez lui pour surprendre l’auteur et bien d’autres scénarios des plus loufoques…
Je ne sais pas s’il a saisi l’excitation qui montait en moi mais pour plus de sécurité, je tentais un : « tu crois qu’il pourrait lire mon roman ? », assez opportuniste mais sincère. Je retournais ensuite à ma table de blogueurs en annonçant joyeux comme un nain célèbre : « ouah, je viens de rencontrer un blogueur qui connaît Thierry Serfaty, vous vous rendez compte ! ». Devant mon air con et mon sourire niais, on me resservait une bière en guise de traitement.
De retour à la maison, quelques heures et verres plus tard, je sortais ma dame de son sommeil paradoxal pour lâcher ma phrase qui deviendra cultissime : « ouah, je viens de rencontrer un blogueur qui connaît Thierry Serfaty, tu te rends compte ! ». Je garderai secrète la réponse de ma belle endormie.
Une semaine plus tard, nouvelle soirée de blogueurs et nouvelle rencontre avec L-tz qui m’annonce dans un grand sourire « il est d’accord pour lire ton roman… » Je me souviens, cette fois-ci du reste de la phrase mais je le garde pour moi (vous êtes trop curieux !). Je retournais à ma table, imitant une nouvelle fois le nain jovial, pour annoncer une variante de ma célèbre phrase : « ouah, Thierry Serfaty veut bien lire mon roman, vous vous rendez compte ! » Le reste n’est que bis et repetita : air con, nouvelle coupe, retour tardif, arrêt brutal du sommeil paradoxal et réponse secrète.
Le lendemain, Paul Vachard voyageait de mail en mail et je passais mes journées à répéter ma phrase culte à qui voulait l’entendre (même à ceux qui ne voulaient pas d’ailleurs).
Vendredi soir, mail d’Eric : « J’ai fini ton roman, Thierry dédicace son livre dimanche, cela t’intéresse ? ». Comment peut on juste dire : « j’ai fini ton livre ?». Dans sa grande cruauté, L-tz avait tout de même joint son numéro de portable et nous avons pu discuter (conversation privée, flatteuse et pertinente).
Samedi, branle bas de combat, je connais Serfaty mais je ne l’ai jamais lu.
22 heures, bien installé dans mon lit avec « La nuit interdite » (394 pages) entre les mains pour une nuit de lecture.
4 heures du mat, je tourne la dernière page ravi. Je suis resté éveillé pour lire une histoire traitant du sommeil, ce qui est paradoxal, et j’avoue ne pas avoir vu le temps passé. L’histoire est palpitante, l’écriture fluide et le dénouement surprenant (il faut le lire !)
Dimanche, je suis fébrile mais excité à l’idée de rencontrer un auteur de cette trempe. Je râle dans les bouchons, j’arrive forcément en retard pour découvrir un homme passionné, rassurant qui fait face à ses lecteurs avec simplicité et convivialité (Ce mec me plait !). Je tente timidement une question, mon trouillomètre interne est à zéro mais je ne laisse rien paraître (un vrai Pierre Vachard : message ciblé).
Fin de la séance, Thierry Serfaty s’approche et me tend la main dans un « Fred de Mai, j’ai reconnu ton visage quand tu es arrivé ». Je m’accroche à sa main pour ne pas tomber et je me fais violence pour faire bonne impression. Heureux !
J’attends mon tour pour la dédicace, je souris en la lisant et l’écrivain me glisse un discret : « si tu as le temps, on prend un coupe chez moi après avec quelques amis. » J’ai tout mon temps, car il vient de s’arrêter.
Je sors prendre l’air et je téléphone à ma dame, guilleret.
Remerciement de milieu de texte (style peu courant mais c’est comme cela !) : Merci à Eric (et à sa charmant compagne) qui avait eu la bonne idée d’imprimer mon roman et de l’amener avec lui, il est maintenant entre de bonnes mains (le monsieur est docteur tout de même).
Fin des remerciements de milieu de texte.
Je me retrouve dans un bel appartement, une coupe de champagne à la main à me persuader que je ne suis pas en train de rêver. Un autre écrivain célèbre est présent : Maud Tabachnik, reine du polar noir. Je n’ose pas l’aborder car je n’ai lu aucun de ses livres (erreur à rattraper dans les plus brefs délais). J’hésite, je me lance et la discussion s’installe, je jubile intérieurement, j’espère que cela ne se voit pas trop.
Thierry Serfaty s’approche, il me pose des questions, me considère comme un auteur et m’avoue un secret : « j’ai lu ton titre, et comment te dire… »
Je finis sa phrase : « Il est imbittable ! ».
Nous échangeons quelques mots à ce sujet, les esprits cogitent et l’alchimie se produit :
Paul Vachard, la sociopathie d’un nom n’est plus…
Je rentre ravi, je dors serein et je me lève à 5 heures du mat pour vous écrire cette note. Je voulais vraiment partager ce moment avec vous.
Au fait, mon roman s’appelle désormais :
« Bâtard »
Remerciement de fin de texte (plus classique) : Un grand merci aux personnes citées dans cette note, j’ai passé grâce à vous un merveilleux dimanche.
Fred de Mai
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